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12 juillet 2017

12 COUTURIERES QUI ONT CHANGE L'HISTOIRE - Bertrand Meyer-Stabley

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L’histoire de 12 couturières de formation qui sont devenues de grandes créatrices de Haute Couture et surtout qui ont révolutionné chacune à leur époque le style des femmes par le vêtement.

Comment sont elles arrivées au sommet ? Quel a été leur parcours ? Quels sont leurs modèles, techniques, sources d’inspiration ? Les réponses à ces questions se trouvent dans ce livre mais aussi si on sait regarder leurs créations…

Au hasard trois de ces couturières et leur particularité :

Rose BERTIN (née en 1747) : invente le prêt à porter, à l’époque le métier de marchand de mode « achève et ennoblit le vêtement » peut on lire dans l’Encyclopédie de Diderot en 1765… parmi ses clientes on trouve Marie-Antoinette ou encore des Rohan ou Clermont-Tonnerre…

Jeanne LANVIN (née en 1867) : introduit l’utilisation du parfum à la haute couture, on lui doit la création de « Arpège » en 1927. La même année elle remet en avant l’influence médiévale dans sa collection de vêtements dans la coupe, les motifs géométriques, l’allure des chapeaux…

Germaine GRES (née en 1903) : impose le style ultra épuré avec une volonté de dépouillement qui va jusqu’à l’absence de sac ! Elle habille Grace de Monaco ou encore la Bégum Aga Khan.

D’une densité incroyable en informations, ce livre ravira les amoureuses du beau vêtement !
 

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16 décembre 2016

TOUT COMMENCE ICI - Meera Lee Patel

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Idéal pour passer un bon moment pendant les longues vacances de Noël, ce livre édité au Livre de Poche permet de se recentrer sur soi-même tout en s’amusant.

L’auteur qui a aussi réalisé les illustrations aquarelles du livre se sert de citations comme d’un voyage initiatique.

Avec ses tests et ses exercices, on ressort de la lecture l’esprit léger, un sourire aux lèvres, prêt à s’émerveiller à nouveau du quotidien et de sa magie pour qui veut bien la voir.

 

20:29 Publié dans BIEN ETRE, CITATIONS | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

30 juin 2015

Faut pas pousser mémé dans les orties - V. Albouy / R. Garrigue

51lJedRRFNL._SX258_BO1,204,203,200_.jpg« C'est l'arbre qui cache la forêt », « Scier la branche sur laquelle on est assis », « Pousser comme un champignon », « Couper l'herbe sous le pied », « trembler comme une feuille »…

Au total : 100 expressions que nous employons au quotidien sans connaitre leur signification. Leur point commun est qu’elles ont toutes un lien avec la botanique et sont illustrées avec humour au sens propre de l’expression.

On peut lire les expressions dans l’ordre qu’on veut, il suffit juste de se référer à l’index des expressions.

Une lecture qui aère les cheveux durant les longues vacances d’ été !

14:44 Publié dans DOCUMENTAIRE, HUMOUR | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

15 février 2015

Votre déco vous trahit – Maxime Denis / Bertrand Dumas de Mascarel

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Petit livre de sociologie humoristique sur la déco avec déclinaison de trois genres et ses sous genres :

BBB (Béret, baguette-bouteille) : C'est l'insert dans la cheminée, le style rustique, l'armoire en chêne.

MTV (Mode, tendance, vogue) : L'espace home-video, le canapé en cuir, le mélange des styles ancien-contemporain, de la couleur mais pas trop, sur un seul pan de mur.

BCBG (Bon chic, bon genre) : Le parquet est d'époque, mais il n'est pas restauré. Et vous n'avez qu'une chaise Louis XVI.

J’ai particulièrement ri à la lecture des chapitres BCBG (incluant les aristocrates), quelques extraits de la prose caustique de l’auteur :

« On était chouan chez les Dessertaux, et personne ne doit l’oublier : un arbre généalogique se déploie avec son enchevêtrement de noms et de discrets blasons multicolores. Face à la chambre de Geoffroy et de Jean, les petits derniers, leur père a accroché un superbe portrait du maréchal, ainsi que les photographies de deux oncles morts glorieusement au champ d’honneur, en Indochine. Ici, l’éducation est entièrement basée sur l’admiration des anciens dès le berceau. »

« Fils d’un notaire de Loudun, Gonzague-Hubert Vilain de Bourgeneuf avait toujours su qu’il hériterait de la grosse bâtisse achetée par son grand-père Gaston et « castellisée » par son père Jacques. Trois générations, cela suffit pour en parler comme d’une « maison de famille ». Il ne lui manquait qu’une femme bien née, entendons par là avec les ancêtres que, lui, n’a pas, pour tenir noblement son « château ». Une dot et des espérances rendaient encore plus séduisante la malheureuse Diane de Capet d’Epay. Elle, qui n’avait pas plus de cervelle que son fiancé de sang bleu, pensait qu’il suffisait d’afficher des idées rassies pour être gentilhomme. Ainsi fît-elle faire à son antique famille d’extraction son alliance la plus bourgeoise. »

« On se demande si l’électricité a fait sont entrée dans cet appartement. Bernadette d’Huvieu d’Effréchy appartient encore à un monde qui s’éclairait aux bougies. Enfin, pour avoir vécu les guerres, elle ne juge aucune économie domestique superflue. Il ne s’agit pas d’avarice, mais d’un reste d’éducation janséniste qui a poussé des générations égarées à manger les fruits pourris et le pain dur, pendant que les frais s’avariaient. »

« Parfois un de ses neveux, vieux garçon de cinquante-cinq ans, vient dormir chez elle. Ils parlent généalogie. Elle lui a abandonné une pièce, qui devient de plus en plus crasseuse. Sa tante est convaincue qu’il publiera un jour et la remerciera sur la page de garde. » .

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30 décembre 2014

LES ROIS MAUDITS D’ANGLETERRE - Alain BOURNAZEL

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Jamais après lecture de ce livre (un pavé de 436 pages) nous ne pourrons oublier les alliances qui lièrent de façon si intemporelles les dynasties françaises et anglaises : et pour cause l’Angleterre fut d’abord régentée par des rois français ! D’emblée, nous comprenons que tout commença autour du lit de mort de Guillaume le Conquérant pour se terminer six siècles plus tard avec l’avènement de la dynastie des Hanovre.

Des épisodes dignes de pièces shakespeariennes : en Angleterre, les dynasties se succèdent : Normande, Plantagenêt, Lancastre, York, Tudor, Stuart. Le royaume d’Angleterre apparaît comme le théâtre de règlements de comptes sanglants permanents. Ces 6 siècles de dérives cesseront en1688 où le pouvoir relèvera désormais d’un gouvernement dirigé par un Premier Ministre et étroitement contrôlé par le Parlement.

L’auteur de ce livre qui pourtant n’est pas historien de formation a su documenté le sujet très précisément et avec un style littéraire qui ne lasse pas du début jusqu’à la fin… Chaque page est une mine d’or d’informations et de culture sur le sujet. Les analyses sont pertinentes et restent fidèles aux documents et témoignages de l’époque.

A lire absolument ne serait ce que pour acquérir de nouvelles connaissances sur cette période et faire des parallèles et recoupements historiques France / Angleterre…

 

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26 novembre 2014

Mémoires secrètes d'une poupée – Silvina OCAMPO

 

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Mémoires secrètes d'une poupée se compose de trente six nouvelles écrites par Silvina Ocampo.

L’auteur sait capter l’attention du lecteur : sa méthode ? la première phrase de chaque nouvelle (le titre du recueil est le titre de l’une d’elle), qui surprend et provoque la curiosité, et bien sur le style de l’auteur. La preuve par cette sélection de premières phrases de début de nouvelles… :

« Je suis, pensait-elle, comme un arbre sans beauté ; les marques laissées par le temps s’effacent mais les marques des marques sont pires.» - LE MASQUE

« Tout compte fait, en quarante ans d’existence, ce n’est pas beaucoup : aimer dix huit fois ce n’est pas une preuve d’inconstance ni de manque de sérieux. C’est seulement la preuve qu’il est impossible de vivre sans amour.» - J’AI AIME DIX HUIT FOIS MAIS JE NE ME RAPPELLE QUE DE TROIS AMOURS

« Le Destin était l’une des boulangeries les plus propres et les mieux tenues du quartier. Il aurait mieux valu pour moi ne jamais la connaitre. » - LE DESTIN

« Il y a longtemps que la vie me traite comme une petite fille traite sa poupée, avec des attentions qui ne sont que des passe-temps. » -   MEMOIRES SECRETES D’UNE POUPEE.

Les nouvelles peuvent être lues dans le désordre, un livre donc qu’on peut lire à son rythme si on dispose de peu de temps !

 

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14 septembre 2014

Entrez dans la pratique du QI GONG - KE WEN

 

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Après avoir pratiqué le tai chi pendant quelques années, j'ai décidé de me mettre au qi gong cette année... les cours que je visais étant complets, je me suis rabattue sur cette méthode en attendant qu'une place se libère afin de pouvoir m'entrainer quand même...

Ke Wen est une spécialiste reconnue de la pratique et de l'enseignement. Le livre et le DVD montrant les mouvements sont d'une grande clarté et simplicité. Par ailleurs, c'est un ressourcement d'observer Ke Wen faire les mouvements -  qui communique, en plus de son savoir - sa zénitude... 

Ce livre est un investissement bien-être et permet de prendre du temps pour se ressourcer facilement.

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29 juin 2014

JEAN-PAUL II - Ma vocation, don et mystère

 

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À l'occasion du 50e anniversaire de son ordination sacerdotale, Jean-Paul II a écrit ce livre sur les sources de sa vocation.

Polonais de naissance, né en 1920, Jean-Paul II voit son pays pris en étau par les horreurs du totalitarisme absolu telles qu’Auschwitz, le ghetto de Varsovie et 45 ans de dictature communiste…

Sa mère meurt quand il a neuf ans, son père profondément religieux fit de sa vie une prière constante. Jeune prêtre, il travaille durement comme ouvrier dans une carrière de pierre, et côtoie ainsi la réalité de ce milieu caractérisé par ses actions courageuses portées par une foi indéfectible.

Pour Jean-Paul II, cette foi polonaise a permis la résistance à l'oppression et conservé l’unité de son pays. 

Une sorte d’autobiographie qui explique pourquoi Jean-Paul II fut un modèle d’espérance et de courage pour le monde (qu’on soit croyant ou pas cet homme fut un repère spirituel).

Personnellement, j’ai croisé Jean-Paul II le 1er juin 1980 lors de sa venue au séminaire d’Issy-les-Moulineaux et j’avais été frappée par son aura charismatique, par  la sérénité, la force et la bienveillance qui émanaient de lui.

Cet homme n’avait pas peur de la vie car son histoire personnelle lui en avait montré la valeur. Avec ce qu’il avait vécu il aurait pu choisir les ombres du cynisme, il a choisi la lumière et la joie…

Un petit livre à lire pour mieux connaitre un personnage qui a marqué son siècle.

 

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27 juin 2014

Mystérieux Templiers - Jean-Vincent BACQUART

 

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Dans ce livre, l’auteur s’appuie sur des faits avérés pour départager ce qui relève de l'Histoire et de la légende. L’Ordre du Temple, qui a perduré deux siècles, suscite encore aujourd’hui un nombre important d'idées reçues, de fantasme et de délire.

Le livre est très bien construit (voir sommaire plus bas). Sur un sujet que je connais bien, j’ai moi-même appris une foultitude de détails que j’ignorais, je peux donc dire que ce livre a du contenu.

J’ai particulièrement apprécié la partie « Fables Templières » qui pulvérise totalement les élucubrations que le cinéma,  la littérature et les amateurs de sensationnel ont pu produire sur l’hypothétique relève des Templiers…

Sommaire du livre :  

Les pauvres Chevaliers du Christ
– « Le pape a fondé l’ordre du Temple pour mener la croisade».
– « Les Templiers sont des moines soldats».
– « Les Templiers sont d’invincibles chevaliers».
– « Les Templiers sont des fanatiques religieux».
– « Les Templiers ne rendent de comptes à personne».

Le Temple au quotidien
– « Les Templiers possèdent neuf mille commanderies».
– « Les Templiers rejettent les femmes».
– « Les Templiers sont les banquiers de l’Occident».
– « Les Templiers sont devenus inutiles après la perte de la Terre sainte».

Une fin brutale
– « Tous les templiers sont arrêtés le 13 octobre 1307».
– « Philippe le Bel convoite les richesses des Templiers».
– « Les Templiers sont condamnés pour hérésie».
– « Les templiers ont tous fini sur un bûcher».

Fables Templières
– « Jacques de Molay a maudit le roi de France et le pape».
– « Les francs-maçons sont les héritiers des Templiers».
– « Les Templiers partageaient les idées des Cathares».
– « Les Templiers ont caché un fabuleux trésor».

 

 

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01 juin 2014

Dans le secret des cathédrales - François Collombet

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Au fil des faits historiques  et des photos, ce livre dévoile les secrets et anecdotes de quarante cathédrales, sur la période où la France (entre le XIIe et le XVe siècle) a fit s’élever à partir de l'Ile-de-France une centaine de cathédrales à travers tout le pays.

Parmi  les plus remarquables monuments : Saint-Denis, Bourges, Chartres, Autun, Beauvais, Puy-en-Velay, Albi, Strasbourg, Notre-Dame de Paris…

Des détails non moins remarquables sur les conditions des chantiers, les noms des bâtisseurs et des contextes politiques qui jalonnèrent leur construction souvent sur plusieurs décennies voire siècles…

Voilà un ouvrage qui se lit d’une traite tant il est dense de contenu et que le style de l’auteur jamais ne lasse !  A lire le dimanche après midi au calme pour une balade hors du temps…

Extrait choisi sur l’ange qui rit de la cathédrale de Reims pour vous donner une idée du style rédactionnel de l’auteur :

« Il est décapité. Le temps passa. Sans doute vécut-il la Révolution avec terreur voyant ses frères de pierre brisés, cassés, décapités, des portails arrachés, le sceptre et la main de justice brûlés et quelle humiliation, cette cathédrale royale transformée en magasin à fourrage ! Mais le pire était à venir. Il vint le 19 septembre 1914, un mois après la déclaration de guerre. Reims est pilonné par les tirs d’artillerie de l’armée allemande. Ce jour là, il est  environ 15 heures, suite à un violent bombardement, le feu prend à l’échafaudage en bois de la tour nord. Les pompiers débordés par les multiples incendies dans la ville et privés d’eau par l’éclatement des conduites, ne peuvent intervenir efficacement. Mais laissons l’historien Patrick Demouy en faire le récit : « Une poutre de  l’échafaudage en feu s’effondre et décapite l’ange. Sa tête tombe sur le sol 4 mètres plus bas et se brise en une vingtaine de morceaux. » Qui se soucie alors de cette statue presque anonyme dans cet enfer de destruction ? Si, une seule personne, un prêtre, l’abbé Jules Thinot, le maître de la chapelle de Notre-Dame de Reims. Dès le lendemain de l’incendie, pieusement il rassemble de nombreux fragments de statuaires qu’il met en sûreté dans les caves de l’archevêché. ».

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11 avril 2014

La Mère suffisamment bonne - Donald W. Winnicott

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Donald W. Winnicott est un pédiatre, psychiatre et psychanalyste anglais (1896-1971). Ses théories sur le développement de l’enfant, très avant-gardistes pour son époque restent d’actualité.

Ce recueil est composé de trois textes et d’un remarquable préface de Gisèle Harrus-Révidi (elle-même psychanalyste).

Il est question dans cet ouvrage de la qualité de la relation mère-bébé. Sans culpabilisation,  bien au contraire, Winnicott expose des fondamentaux sur le sujet :

Parmi ces fondamentaux :

La mère miroir du bébé : « Dans le développement émotionnel de l’individu, le précurseur du miroir,  c’est le visage de la mère » : que voit l’enfant quand il regarde le visage de sa mère ? « Généralement ce qu’il voit c’est lui-même ». La mère est donc le premier miroir sa première référence à lui-même. Beau si elle le trouve beau, il se sentira capable de mobiliser l’attention d’autrui. Mais quand la mère est infantile, égocentrique ou indisponible, que voit-il ? : non pas lui-même, mais le visage de sa mère : « la mère malade ou mentalement absente conduit l’enfant à voir la chose vue », l’enfant devient alors le psychologue de sa mère et efface ses propres besoins pour satisfaire ceux de sa mère.

La mère « suffisamment » bonne  : c’est-à-dire la mère dont la fonction essentielle consiste à donner le sentiment d’une continuité d’existence au bébé pour qu’il ait plus tard la capacité d’être seul : le bébé peut faire l’expérience de jouer à ses côtés et ressentir la solitude en présence de l’autre (il peut se sentir non-intégré sans danger). Cette expérience lui permet d’acquérir l’assurance de l’existence ininterrompue de l’autre et l’aide à se constituer un environnement interne (relation au moi). Elle favorise, chez l’adulte, la capacité de se détendre, d’être insouciant, de jouir de la solitude.

Un petit livre qui donne l’envie d’approfondir ce sujet, personnellement je conseille la lecture « De la pédiatrie à la psychanalyse », qui en plus d'être accessible aux novices du genre, est un bon exposé des théories de Winnicott…


Œuvres de D. W. Winnicott :

WINNICOTT, D. W. (1958). De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris : Payot, 1989.
WINNICOTT, D. W. (1965). Processus de maturation chez l’enfant. Paris : Payot, 1989.
WINNICOTT, D. W. (1971). Jeu et réalité. Paris : Gallimard, 2002.
WINNICOTT, D. W. (1971). L’enfant et sa famille. Paris : Payot, 1991.
WINNICOTT, D. W. (1972). La consultation thérapeutique et l’enfant. Paris : Gallimard, 1979.
WINNICOTT, D. W. (1972). L’enfant et le monde extérieur. Paris : Payot, 1989.
WINNICOTT, D. W. (1975). Fragment d’une analyse. Paris : Payot, 1992.
WINNICOTT, D. W. (1977). La petite « Piggle ». Traitement psychanalytique d’une petite fille. Paris : Payot, 1989.
WINNICOTT, D. W. (1984). Déprivation et délinquance. Paris : Payot, 1994.
WINNICOTT, D. W. (1988). La nature humaine. Paris : Gallimard, 1990.
WINNICOTT, D. W. (1988). Conversations ordinaires. Paris : Gallimard, 2004.
WINNICOTT, D. W. (1989). Lettres vives. Paris : Gallimard.
WINNICOTT, D. W. (1989). La crainte de l’effondrement et autres situations cliniques. Paris : Gallimard, 2000.
WINNICOTT, D. W. (1992). Le bébé et sa mère. Paris : Gallimard.
WINNICOTT, D. W. (1993). Conseils aux parents. Paris : Payot, 2007.
WINNICOTT, D. W. (1999). L’enfant, la psyché et le corps. Paris : Gallimard.

Des articles ou recueil d’articles isolés sont également publiés par Payot dans sa collection « Petite bibliothèque Payot », comme par exemple « La mère suffisamment bonne », « Agressivité, culpabilité et réparation »…

16:48 Publié dans EDUCATION ENFANTS, PSYCHOLOGIE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

08 avril 2014

L'Embellie - Audur Ava OLAFSDOTTIR

islandeL'histoire d'une femme totalement spectatrice de sa vie qui a des idées préconçues sur la maternité et la vie en général :

« Les mères n'ont qu'une chose en commun : ce sont des femmes qui ont couché avec un homme au moment de l'ovulation sans prendre les précautions adéquates. Pas même besoin de le faire deux fois, en tout cas avec le même homme. (...) Etre mère, c'est se réveiller le matin, faire de son mieux puis se coucher le soir en espérant que tout ira pour le mieux » .

« Les parents sont fatigués, ils ne se parlent pas, ils ne se retrouvent pas, ils ne voient ni l’épilobe arctique ni le glacier à cause des gosses qui sont malades à bord. Dans le maquis du terrain de camping, ils disparaissent à tout bout de champ et il n’y a pas moyen de feuilleter tranquillement son dictionnaire de synonymes devant  sa tente parce qu’on est tout le temps sur le qui-vive, à ce que j’imagine.  (…) En se concentrant au degré ultime, on doit pouvoir lire deux pages d’affilée. Sauf qu’un silence suspect règne autour de l’enfant : il a sans doute le hochet coincé dans la gorge. C’est pourquoi il faut aller vérifier toutes les quatre lignes.  On est tout le temps en train d’ôter au petit son pull-over, soit de lui remettre, d’enfoncer Barbie dans son collant et ses escarpins en strass, de chercher les clés de la porte d’entrée avec le marmot endormi dans les bras».

« Beaucoup d'événements lourds de conséquences peuvent advenir dans la vie d'une femme en moins d'une journée. La plupart des erreurs se font en un instant, se mesurent en secondes, mauvais virage, pied sur l'accélérateur au lieu du frein, ou l'inverse. Les erreurs sont rarement le résultat d'un enchaînement de décisions logiques ; par exemple, une femme peut être à un cheveu d'aimer absolument, être même à l'extrême bord, sans y avoir réfléchi une seule minute ».

Lucide sur elle-même, la narratrice accepte avec fatalisme les événements qui se présentent à elle. Un jour elle se voit confier par sa meilleure amie hospitalisée la garde d’un petit garçon de quatre ans. Elle décide de partir avec l’enfant faire le tour de l’ile par la route (unique nationale) qui encercle l’Islande… C’est alors que ses idées préconçues sur les enfants voleront en éclat…

Un style très différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Un peu fouillis parfois cependant. J’ai bien aimé l’idée du rajout des recettes qui sont regroupées à la fin du livre (rédigées avec un style décalé et plein d’humour il va sans dire... !).

 

14:33 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

02 avril 2014

Ma grand-mère russe et son aspirateur américain - Meir SHALEV

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Roman en bonne partie autobiographique.

Attention, il faut aimer le style Woody Allen pour en apprécier les notes d’humour si vous voulez plonger dans cette saga familiale israélienne. Sinon n’ouvrez pas le livre !

L’auteur, israélien, met en vedette sa grand-mère Tonia,  personnage haut en couleur, caractérisée par son obsession maladive de la propreté, par son mauvais caractère, par son aversion de tout ce qui vient des Etats-Unis :

"Mais la manucure incarnait un symbole négatif, le pire de tous, car elle s'appliquait aux doigts, aux mains industrieuses vouées à labourer, bêcher, semer et construire. Les mains des pionniers que la révolution devait arracher à la plume, au commerce, à la casuistique talmudique pour les renvoyer aux outils et aux travaux des champs..."

et aussi pour toujours prononcer sa phrase fétiche avant de raconter des faits : 

« Alors, voilà… Les choses se sont passées ainsi … »

Le seul membre de la famille qui a choisi d'émigrer en Amérique envoie à la grand-mère un aspirateur surnommé « sweeper », objet alors inconnu dans ce village d’Israël, mais la grand-mère se méfie…et à raison lorsqu’elle découvre avec stupeur que la saleté n'a pas disparu de chez elle puisque caché dans le sac de l’aspirateur dans sa maison ! : Immédiatement enfermé dans la salle de bains l’aspirateur sera enfermé durant quarante années avant de se retrouver dans la vitrine d’un magasin d’électroménager… aux Etats-Unis…

En vérité je vous le dis, Woody Allen pourrait faire une adaptation cinématographique de cette histoire : ça lui irait comme un gant !

10:45 Publié dans BIOGRAPHIES, ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

10 février 2014

Histoire pittoresque et anecdotique des anciens châteaux - M. De Thibiage

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Des anecdotes et des histoires sur 70 châteaux et autres bâtis du même genre que vous ne lirez nulle part ailleurs que dans cet ouvrage !

Je me suis bien évidemment précipitée sur ceux que je connaissais pour les avoir visités : Pierrefonds, Blois, Ecouen, Nantes, Sens, Poitiers…

Côté littéraire, le style un peu désuet rend la lecture un peu ennuyeuse par passages, mais ça va très bien avec les thèmes évoqués !

Pour les passionnés du sujet uniquement car très documenté dans le détail…

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27 décembre 2013

Mon petit Noël - Livre tissu - Editions Milan Jeunesse

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J'adore les Editions Milan Jeunesse. Leurs livres tissus sont épatants ! C'est vraiment idéal pour l'éveil des sens des bébés.

"Mon petit Noël" est mon préféré : pages de couverture toutes douces au toucher, chaque page représente une image avec un toucher différent : le sapin granuleux, le bonhomme de neige en plastique froid, le renne avec les bois amovibles, la maison du Père Noël qui s'ouvre, la chaussette surprise avec justement une surprise dedans et le cadeau qui fait le bruit du papier cadeau qu'on froisse...

C'est aussi un bonheur pour la maman qui raconte le livre à son bébé car le livre est un condensé de tissus agréables au toucher !

13:22 Publié dans EDUCATION ENFANTS | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

03 décembre 2013

Collection les maternelles - questions de parents - N. Le BRETON

Nous y retrouvons aussi des astuces ou des bons plans comme des contacts d’associations. - See more at: http://www.ju2framboise.com/2013/04/jai-lu-pour-vous-les-maternelles-questions-de-parents.html#sthash.9LW0f7Vp.dpuf

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Depuis deux ans environ, l'émission "les maternelles" sur France 5 propose sa propre collection de livres.

Questions de Parents est l'un de ces ouvrages : témoignages de parents qui ont trouvé des solutions au quotidien pour élever leurs enfants dans la sérénité, analyses de spécialistes pour mieux comprendre l'enfant au fil des âges ...

Le tout sur un mode simple et narratif de tous les jours ce qui rend la lecture des articles agréable et utile car on retient bien ce qu'on a lu !

EXTRAITS CHOISIS :

* Conseil d'une maman pour des choix en douceur : toujours proposer à l'enfant des questions à deux choix "tu veux mettre tes chaussettes bleues ou tes chaussettes rouges ?", "Tu veux prendre le bain maintenant ou après le repas ?", "Tu préfères aller au parc ou à la bibliothèque ?"...

* Paroles de spécialiste sur l'art de donner des consignes. "On doit construire notre langage différemment et donner des consignes : les enfants adorent ça ; ils les respectent et en plus ils vont les faire respecter aux autres. Par exemple, si on lui dit "Ne cours pas autour de la piscine", il se mettra à courir autour de la piscine. C'est comme si on disait à une personne : "Ne pensez pas à une girafe ! Alors que si on dit à l'enfant : "Cours sur la gazon et marche sur les dalles", il respectera les règles. »

Je conseille ce livre à toutes les mamans car non seulement il est agréable à parcourir mais surtout il donne des tas de trucs et astuces – même pour les mamans entrainées ! - pour coopérer avec l'enfant au quotidien et ainsi éviter les crises.

11:14 Publié dans EDUCATION ENFANTS, GUIDES | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

02 novembre 2013

Là où croît le péril…croît aussi ce qui sauve – Hubert REEVES

reeves,ecologie,planete,humanité,bio-éthique,Déjà la photo du livre donne le ton : Hubert Reeves est plongé dans un clair-obscur qui évoque la dualité de la nature humaine… De même que le titre « Là où croît le péril…croît aussi ce qui sauve » qui est un vers du poète allemand Friedrich Hölderlin.

Ce livre, construit en 3 parties (La belle histoire, la moins belle histoire et le réveil vert) est un état des lieux de l’impact du comportement humain sur l’écosystème planétaire.

Hubert Reeves reste factuel sans être dramatisant mais en exposant quand même des situations et des chiffres qui laissent songeur sur la capacité de l’homme à être un rouleau compresseur.

On note aussi que la dictature du court terme et de l’individualisme humain ne datent pas d’hier (de nombreux exemples dans le livres le démontre) ! Les anecdotes - notamment sur les espèces disparues et le comportement des hommes au fil des millénaires - sont intéressantes et on ne s’ennuie pas au fil du livre qui se lit d’une traite.

Hubert Reeves par son exposé nous rappelle que si l’intelligence de l’homme fait de lui « un sublime joyau de la nature », l’homme s’est lui-même classé au sommet du classement : « à la fois juge et partie ! Nous décidons des critères qui spécifient ce palmarès et nous nous plaçons allégrement au sommet ! ».

L’homme est source de péril…saura-t-il être source de solutions pour la survie de son propre avenir en cessant de détruire son habitat planétaire ? Espérons pour nos enfants qu’il agira en conséquence bioéthique et durable…

19:10 Publié dans DOCUMENTAIRE, ESSAIS, GUIDES, HISTOIRE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

09 septembre 2013

Interviews littéraires : Charles de LEUSSE

 Charles de Leusse en questions : quel écrivain êtes-vous ?

1) Comment vous définissez-vous ? Un penseur qui écrit.

2) Quels sont vos thèmes d'écriture, de prédilection ? La vie, l’amour, l’orgueil, la mort, la joie, la justice.

3) Quels sont vos styles d'écriture ? Les rimes, les vers. Tout est en vers : aphorismes, poésies, fables. C’est élégant. J’aime aussi le style concis et percutant.

4) Comment travaillez-vous ? A l’instinct. Dès que que j’ai l’inspiration, j’écris. Mais je peux écrire n’importe où. Rarement d’ailleurs devant un bureau.

5) Lisez-vous ? Si oui, quels styles de livres ou revues ? Des livres concis. Ce qui importe, c’est d’aller au fond des choses.

6) Quels auteurs aimez-vous ? Auquel vous aimeriez vous identifier ? La Rochefoucauld, Ronsard, La Fontaine et Esope.    

La Rochefoucauld, car il  a réussi l’exploit d’être à la fois : guerrier (action), politique (discernement), élégant (raffinement) et écrivain (émerveillement).

7) Quel livre lisez-vous actuellement ? Des livres de citations, et je relis Esope et La Fontaine

8) Quelles sont vos sources d'inspiration ? Ce que je lis, mais surtout les petites anecdotes de tous les jours qui d’une petite chose peut créer toute une histoire.   

9) Quelle est votre devise d'écrivain ? Carpe Diem

10) Votre site Web ou blog ? http://charlesdeleusse.free.fr

11) Donnez en quelques lignes ci-dessous un exemplaire de votre talent :

« L’amoureux vole un baiser. - Il encourt perpétuité. [Charles de LEUSSE] »

« Le pire ennemi, c’est soi-même, - Mais je ne le tue, car je l’aime. [Charles de LEUSSE] »

« Paradis sans amour, - Voilà ce qu’est l’enfer. [Charles de LEUSSE] »

« Le baiser n'est ni repris - Ni échangé, car gratuit. [Charles de LEUSSE] »

« Qui s’oublie dans l’amour - Se souvient du futur. [Charles de LEUSSE] »

« Quand s’embrassent les amoureux, - Ils s’embrassent même les yeux. [Charles de LEUSSE] »

« L'âme est comme le pollen: - Elle fait souvenir d'elle. [Charles de LEUSSE] »

 

 

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04 août 2013

La Liste de mes envies - Grégoire DELACOURT

 

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Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, mariée à Jocelyn Guerbette et mère de deux enfants, se contente de sa petite vie et pourtant la liste de ses envies pourrait noircir des pages entières… Alors, le jour où elle gagne au Loto (18.547.301,28 euros), elle est tiraillée entre sa crainte de ne plus être aimée pour elle-même et sa liste d’envies à satisfaire… finalement elle choisit de  cacher le chèque et de ne révéler la situation à personne…

Sauf que, quelqu’un trouve le chèque ; or c’est bien connu : l’argent rend fou...

S’ensuivent des rebondissements stupéfiants dans la vie de Jocelyne qui renait de ses cendres et devient une autre femme après « la trahison ».

Le traître veut revenir mais une femme trahie ne pardonne jamais et quand elle tourne la page c’est pour une vie meilleure !

Extraits choisis :

Sur sa fille :

« Elle gardait les mots en elle, comme s’ils étaient rares. Nous conjuguions le silence elle et moi : regards, gestes, soupirs en lieu et place de sujets, verbe, complément. »

Sur son mari :

« La finesse, la légèreté, la subtilité des mots, il ne connait pas bien. Il n’a pas lu beaucoup de livres, il préfère les résumés aux raisonnements ; les images aux légendes. Il aimait bien les épisodes de Columbo parce que dès le début, on connaissait l’assassin ».

Sur son amant qui deviendra l’Amour de sa vie avec un grand A :

« Il est beau. Comme Vittorio Gassmann dans Parfum de Femmes. Alors je tends mon visage vers le sien, mes lèvres cherchent les siennes et les trouvent. C’est un baiser rare, inattendu .(…) Notre baiser est mon ravissement, ma vengeance ; il est tous ceux que je n’ai pas eues, ceux de Fabien Derôme, celui de mon timide cavalier de « l’Eté Indien », celui de Philippe de Gouverne que je n’ai jamais osé abordé, ceux de Solal, du prince charmant, de Johnny Depp et de Kevin Costner d’avant les implants, tous les baisers dont rêvent les filles, ceux d’avant ceux de Jocelyn Guerbette».

Roman surprenant, écrit par un homme, maniant à la perfection le ressenti d’une femme et la psychologie féminine. Le style de l’auteur à la fois acide et tendre sait mettre en évidence avec lucidité la noirceur de la nature humaine et ses petites lâchetés du quotidien.

Un livre étonnant à lire d’une traite en cette période estivale !

15:51 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

25 juillet 2013

BARACK OBAMA - Les rêves de mon père

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Voilà un livre que je m’étais promis de lire dès 2008 et que j’ai enfin réussi à lire cette semaine (5 ans après…) !

Cette autobiographie de Barack OBAMA est intéressante à plus d’un titre : déjà elle a été écrite en 1988 et c’est donc édifiant de voir les événements qui ont suivis et aussi ce témoignage autobiographique est intéressant car on a tendance à croire que Obama fait partie des nantis de naissance, or c’est plutôt le portrait d'un Obama trimbalé et dissipé puis d'un adolescent un peu paumé qu'il nous livre.  

J’ai aimé le style d’écriture d’Obama à la fois très visuel et très narratif avec une vraie cohérence dans l’authenticité et l’humilité car celui là connait ses limites et son côté obscur…

Je me rappelle que lors de son élection en 2008 il avait rétorqué à un journaliste qui lui disait qu’il était noir avant tout : « je suis américain… » .

Toutefois, 20 ans plus tôt, Obama avait bien conscience que même à notre époque, être noir c’est aussi avoir collé à la peau l’héritage des préjugés de nations colonialistes et du clivage homme blanc / homme noir et qu’en conséquence il est encore plus complexe d’être métissé.

Extraits choisis :

« J’étais tombé sur l’un des secrets les mieux gardés sur les Noirs : la plupart d’entre nous n’étaient pas intéressés par la révolte ; la plupart d’entre nous étaient fatigués de penser tout le temps au problème racial, si nous préférions rester entre nous, c’était surtout parce que c’était le meilleur moyen d’arrêter d’y penser ».

« Pour ma part, je n’étais pas sûr de savoir raison garder et je craignais de retomber dans mes vieilles habitudes. J’adoptais donc la démarche, sinon les convictions, du prédicateur préparé à voir la tentation partout et à dompter une volonté qu’il sait fragile ».

« Bien sûr, on ne peut pas en vouloir aux Noirs américains de rechercher un passé intact. Après tout ce qu’ils ont souffert, et tout ce qu’ils souffrent encore, d’après ce que je lis dans les journaux… Ils ne sont pas les seuls à avoir ce désir. Les européens veulent la même chose. Les allemands, les anglais…ils réclament tous Athènes et Rome comme leur propriété, alors qu’en réalité leurs ancêtres ont participé à la destruction de la culture classique».

Obama nous le fait comprendre de façon tacite par son récit : il est la somme de ses rencontres et de ses expériences multiculturelles, c’est bien par cette particularité qu’avec Obama une nouvelle perspective mondiale s’est ouverte en 2008 avec son élection en tant que Président des Etats Unis : un nouvel équilibre peut enfin s’établir avec lui et avec ses réformes de fond.

Bio WIKIPEDIA sur Barack OBAMA :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Barack_Obama

16:28 Publié dans BIOGRAPHIES, DOCUMENTAIRE, HISTOIRE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

18 mai 2013

MON COURONNEMENT – Véronique BIZOT

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Ce roman d’une centaine de pages est un ravissement littéraire : le style déjà, jamais ennuyeux ni ampoulé, et puis la narration car on s’attache rapidement à  ce vieux scientifique qui reçoit un prix pour ses travaux sur le tard. « Son couronnement » comme il appelle ce prix avec une délicieuse ironie, ironie que l’on retrouve dans toute sa réflexion sur la vie  de vieux monsieur misanthrope qui ne souhaite qu’une chose : c’est qu’on le laisse tranquille, lui « qui n'attend plus grand-chose de la vie ».

A lire absolument !

Extraits choisis :

« La plupart du temps, au terme d'hypothèses cent fois hasardées et d'observations cent fois répétées, tout ce que nous parvenions à comprendre c'est comment ça ne marchait pas. »

« Ce rire qu’elle a émis, plein de vanité, totalement dénué d’égards pour ses invités, je l’ai trouvé parfaitement détestable et haïssable. »

« Il est évident que chez un cerveau trop brillant, la pratique des mathématiques, et particulièrement de la logique , s’avère redoutable pour la santé mentale, ce sont, depuis l’origine des mathématiques, des centaines de mathématiciens et de logiciens, que leur obsession des mathématiques et de la logique a conduits soit au suicide, soit à l’asile, aussi peut on être certain que Schenker, là où on l’a enfermé, a été accueilli par quantité de confrères… »

« Passé quatre-vingt ans, la vie parait différente lorsqu’on a quelqu’un avec soi, les gens qui viennent en face ne se précipitent pas sur vous comme s’ils voulaient vous éliminer de la surface de la terre, ils ralentissent puis s’écartent, et parfois même vous accorde un regard ».

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11 avril 2013

LE PRINCIPE DE PETER - Laurence J. Peter et Raymond Hull

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Lors de sa sortie en 1969, « Le principe de Peter » a fait grincer des dents : surtout à une époque qui était encore régie par les valeurs des années 50 : travail, famille, patrie donc super hiérarchisée et pyramidale !

Cet excellent ouvrage a été réédité récemment en format poche et je l’ai relu car c’est toujours bien de revoir les « fondamentaux »…

Même si Laurence J. Peter divise les salariés en deux catégories tranchées : les compétents et les incompétents. Il tient aussi compte des cas extrêmes : les supercompétents et les superincompétents.

Laurence J. Peter invente des mots de catégorisation très amusants :

« défoliation hiérarchique » : les supercompétents subissent la défoliation hiérarchique, bref ils sont virés !

« l'arabesque latérale » : le salarié incompétent est promu à un autre poste, avec un titre plus ronflant, mais au même salaire.

Et puis il y a aussi  le cas que l’auteur du principe de Dilbert a récupéré : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l'encadrement. ».

Allez, la semaine prochaine je relis mes Dilbert !

11:37 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

19 mars 2013

Michel SERRAULT... vous avez dit Serrault ? AUTOBIOGRAPHIE

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Une belle autobiographie jamais ennuyante ni ennuyeuse !

Michel Serrault  a écrit sa bio trois ans avant sa mort et dans son écriture on sent encore ce sens de la facétie qui l’animait !

Michel Serrault nous parle de ses amis et de ses rencontres (Jean Yann, Jean-Pierre Mocky, Michel Simon, Brigitte Bardot, Gérard Depardieu, Charlie Chaplin, Mathieu Kassowitz, Claude Chabrol, …et souvent de Jean Poiret, son meilleur ami devant l’éternel.

Il nous parle aussi avec pudeur de ses drames personnels qu’il n’a jamais étalés au grand public : notamment de sa fille Caroline morte accidentellement en 1977 alors âgée de 19 ans.

Un vrai amour des autres et un vrai sens de l’improvisation bien résumé dans une réplique à une fan qui venait le voir en loge :

« Excusez-moi de vous dire ça Monsieur Serrault, mais vous m’avez fait tellement rire ! »

Serrault lui répondit : « Ne vous excusez pas Madame : je l’ai fait exprès. »

Je me suis régalée à la lecture de cette autobiographie qui  est à l'image de l'auteur : drôle, cynique et émouvant.

L’homme en plus d’être un comédien hors pair est aussi un bon écrivain !

 

11:18 Publié dans BIOGRAPHIES, CINEMA | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

05 février 2013

SE LIBERER DU DESTIN FAMILIAL - Elisabeth Horowitz

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Les secrets de famille, les croyances propres à chaque famille, la transmission des névroses de générations en générations : tout cela fait qu’on est dépendant de sa famille d’origine.

Pour que cesse le cycle des répétitions toxiques et que nous existions en fonction de notre modèle propre, il n’est pas inutile de réfléchir à notre propre arbre généalogique et de voir ce que nos ancêtres nous ont légué comme fausses croyances.

« On commence à se guérir lorsque l’on voit les membres de sa famille originelle comme des personnages tragi-comiques d’un roman. Ces personnages caricaturaux sont les membres de notre famille qui ne se sont pas réalisés, ils sont figés comme des caricatures, comme des exagérations. Lorsqu’on a peu travaillé sur soi-même on pense que ces exagérations sont normales, on ne perçoit pas leur caractère dangereux, parce que l’on se définit par rapport aux ancêtres et que l’on est en quelque sorte possédé par eux ».

L’auteur, Elisabeth Horowitz,  conclut son livre ainsi:

 « Est réel ce qui nous procure de la joie à exister, à soi-même et aux autres. Ce qui signifie que chaque fois que nous souffrons ou que nous faisons souffrir les autres, nous sommes dans une illusion qui vient de la généalogie. Guérir son arbre implique que les situations illusoires se présentent à un rythme de plus en plus soutenu. La différence, c’est que les situations de nature illusoire, nous avons le devoir de les juger comme telles. Par la suite, ce qui nous correspond vraiment aura la possibilité de se manifester. Se libérer de la généalogie c’est quitter l’illusion et entrer dans le réel. »

Un livre, rédigé sous forme de dialogues/interviews avec des cas concrets : à lire d’une traite !

13:13 Publié dans PSYCHOLOGIE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

26 janvier 2013

L'infiniment peu - Dominique LOREAU

 

loreau,être,philosophie,minimalismeJ’avais apprécié « L’art de la simplicité » du même auteur et ai vu dans « l’infiniment peu » sa suite logique…

L’infiniment peu est devenu mon livre de chevet : déjà le mini format de ce livre est beau : il donne envie de l'avoir toujours sur soi pour s'y plonger quelques instants dès qu'on en a besoin !

Il rappelle à qui veut bien l’entendre que l’art de la vie c’est la capacité de simplifier sans réduire la vie et pour cela l’auteur nous rappelle quelques principes fondamentaux :

 

1/ Poser des limites : savoir dire non aux personnes et activités chronophages…

 

2/ Choisir l’essentiel : savoir choisir un petit nombre d’amis et activités avec discernement…

 

3/ Simplifier : apprendre à choisir ce qui nous est vraiment essentiel (vêtements, accessoires cuisine, taches du quotidien)…

 

4/ Se concentrer : apprendre à apprécier le silence de la solitude quand c’est un choix, focaliser sur l’ici et maintenant…

 

5/ Créer des habitudes : automatiser les rituels du quotidien qui libèrent l’énergie…

 

« Simplifier sans réduire » pourrait être le slogan de ce livre. Le fait même de le lire aère déjà l’esprit ! Alors appliquons ces principes sans plus attendre…

06:17 Publié dans BIEN ETRE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

17 décembre 2012

VIOLLET LE DUC : ENCYCLOPEDIE MEDIEVALE

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Au début des années 1830, un mouvement de restauration du patrimoine médiéval apparut en France.

Prosper Mérimée demanda à Viollet-le-Duc (1), architecte d’entamer une longue série de restaurations monumentales dès  dont les plus connues sont :  le Mont Saint Michel, Carcassonne, la Cathédrale Notre-Dame de Paris, le Château de Roquetaillade et le Château de Pierrefonds…

On a beaucoup critiqué le grand architecte – spécialiste de l’architecture et du savoir faire médiéval - de plagiat néo-gothique. De nombreux architectes, par purisme (et aussi vraisemblablement par jalousie de son talent), ont critiqué le travail de restauration de Viollet le Duc.

Pour mieux comprendre le  travail de VIOLLET LE DUC, la connaissance de son œuvre écrite est indispensable : lire son Encyclopédie médiévale (2) permet de mesurer l’étendue des connaissances et la précision de cet homme à qui on doit les plus belles restaurations médiévales du 19ème siècle.

(1)  Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc, né le 27 janvier 1814 à Paris et mort le 17 septembre 1879 à Lausanne.

(2) ENCYCLOPEDIE MEDIEVALE – Viollet Le Duc : Editions Bibliothèque de L’Image - Format grand livre : 364 x 255 cm, poids : 3925 grammes !) - Tomes 1 et 2 fondus = 719 + 720 pages richement illustrées de 1335 figures – 69,90 euros.

13:07 Publié dans ARCHITECTURE, BIOGRAPHIES, DOCUMENTAIRE, GUIDES | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

18 novembre 2012

L'Empire de l'illusion : la mort de la culture et le triomphe du spectacle - Chris Hedges

l'empire de l'illusion.jpg

Une lecture qui incite à réfléchir sur notre vision du monde, sur la démocratie,  sur certaines industries lucratives et sur la transmission du savoir... ou : comment au nom du profit et de la manipulation des masses, le monde des affaires modifie nos perceptions jusqu’à les simplifier en nous tirant vers le bas…


Les thèmes abordés :

L’illusion de la culture 

L’illusion de la sexualité

L’illusion du savoir

L’illusion du bonheur

L’illusion de l’Amérique

 

Parmi les symptômes actuels décrits qui ont retenus mon attention :

 

La peopolisation : « Les célébrités nous vendent une image idéalisée de nous-mêmes qui, dans les faits, restreint nos horizons et le champ  de notre expérience plutôt que de les élargir. C’est ce que Boorstin appelle « l’effet miroir ».

 

La presse à sensation : « Déconnectée de la réalité, la nation a trouvé refuge dans la pensée magique. Les faits sont reconnus ou niés selon leur concordance avec les idées reçues, si bien que la recherche de la vérité a perdu toute pertinence. Le discours public est dominé par des événements préfabriqués ».

 

L’escalade de la barbarie : « La barbarie persiste tant que durent les conditions qui favorisent cette régression, et qu’il faut  mettre en évidence et critiquer grâce à l’éducation, les mécanismes qui produisent les hommes capables de telles actions ». 

 

En  conclusion…Quels sont les moyens d’action pour supprimer les racines du mal ? :

 

« L’Ecole ne doit donc pas se contenter d’enseigner des compétences. Elle doit transmettre des valeurs ».

 

« Pour résister au mal sous toutes ses formes, une seule qualité est indispensable : l’autonomie morale. Emmanuel Kant affirmait qu’on ne l’acquiert que par la réflexion et l’auto-détermination, ainsi qu’en ayant le courage de refuser de coopérer ».

 

 

16:46 Publié dans DOCUMENTAIRE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

07 octobre 2012

TU MOURRAS MOINS BETE ! La science c’est pas du cinéma (tome 1) - MARION MONTAIGNE

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Le Professeur Moustache (issu du blog de Marion Montaigne) épluche les aberrations scientifiques qui peuplent nos films et séries préférés.


Cette bande dessinée instructive et  rigolote démonte une à une toutes les aberrations des films d'action, des films de science fiction et des séries policières : la manipulation d'un sabre laser dans Star Wars, les questions techniques pour faire un voyage au centre de la terre dans Abyss, les conséquences d'une chute d'un immeuble de plusieurs étages (petite pensée émue pour les hamsters !), le poids des armes tenues à bout de bras par Bruce Willis ou Sigourney Weaver, la réalité de la police scientifique et de ses experts (qui sont experts en tout sauf en réalisme) ...

Bref : la science, ce n'est peut-être pas du cinéma, mais avec le Professeur Moustache, c'est sacrément drôle !

07:10 Publié dans BANDES DESSINEES | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

22 août 2012

Les raisons de mon crime – Nathalie KUPERMAN (*)

Les-raisons-de-mon-crime.jpgCe qui résonne en fond de tache à la lecture de ce livre, c’est le leitmotiv sempiternel : « elle meurt par là où elle a péché »  donnant  le ton fataliste de ce roman qui exprime avec beaucoup de cynisme toute la précarité de la condition humaine et plus particulièrement  la  complexe relation entre les femmes d’une même famille.


Quand Marianne en raconte sur sa cousine «Martine», sur sa mère sorte de «Folcoche» ou encore sur sa tante qu’elle surnomme «Biquette», on ne peut s’empêcher de penser que le syndrome de la névrose intergénérationnelle n’est pas loin…


Extraits :


« Que c’est dur de regarder Martine parler à Biquette. Un surnom de chèvre que maris, enfants, parents, amis ont adopté avec bonne humeur jusque devant sa tombe et par-delà la mort. »


« Je demandais à ma grand-mère : Pourquoi personne n'aime personne? Mais tout le monde s'aime! me répondit-elle avec enthousiasme. Les larmes et les cris, c'est la preuve qu'il y a de l'amour ! »


« Elle me tapait parfois sur l'épaule en jurant qu'elle allait me dégrossir. J’étais maigre comme un clou et ne comprenais pas le sens du verbe "dégrossir", mais j'étais prête à devenir plus maigre encore pourvu qu'elle pose sur moi un regard aimant. »


« Je ne suis plus appelée par personne. Je tombe dans l’oubli. Je m’en réjouis, pour ne pas m’en désespérer ».


Marianne a les éclairs de lucidité de l’alcoolique dans ses errances éthyliques et surprend tant par la cruauté des situations ordinaires qu’elle décrit  que par son  aisance à  afficher de la hauteur dans son analyse glacée des relations humaines.


Mais l’auteur est passé maître dans l’art de la diversion et au final on comprend pourquoi le crime avait sa raison d’être…


(*) Prix de la Closerie des Lilas 2012

19:01 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

21 août 2012

ELOGE DU DESIR - Blanche de RICHEMONT

ELOGE-~1.JPGExcellent ouvrage qui  traite du désir dans le sens « moteur » de nos vies, de quoi s’interroger sur le visage que nous mettons au mot désir…  
 
Passages choisis :


1 - LE FOYER DU DESIR
« Le désir est l’essence de l’homme » SPINOZA
Tu es ce que tu cherches…
Le désir le plus évident, n’est pas celui que l’on ne remet jamais en cause, mais celui auquel on revient le plus souvent.
Se choisir : pour s’approcher de cette évidence qui nous anime, nous devons nous simplifier. Etre simple, c’est être vrai, confiant, centré sur l’essentiel que nous avons choisi et non que nous nous sommes imposé. Nous avons besoin de schémas, de structures mais il faudrait se glisser en eux par choix et non par fatalité. Nous pouvons sans cesse nous réinventer. Nous sommes plus nuancés, plus riches, plus fous que tous les schémas. Ils ne sont que des refuges de passage.
On n’échappe pas à soi-même
« Le génie, c’est d’être soi-même » HUGUENIN


2- CROIRE
Il ne s’agit pas de vouloir, car la volonté est une faculté de l’entendement. Or on ne choisit pas son désir, il s’impose à nous.
Par-dessous tout… : Il m’est arrivé de lutter contre un amour pendant des années. J’avais beau me raisonner, j’avais beau l’insulter en silence, me persuader que je perdais mon temps et bientôt mon âme, c’était toujours à lui que je revenais. J’avais tort de lutter. Le cœur savait ce qu’il faisait. Cet amour passé me porte encore aujourd’hui. C’est en cela qu’on reconnait le mystère : lorsque notre désir résiste à toutes les épreuves. S’il meurt de lui-même dans l’obstacle, c’est qu’il n’avait pas de valeur d’essentiel. Il n’était pas guidé par plus haut que lui.


3 - DELIVRANCE
« Agir, c’est trouver le repos » PESSOA
En amour, on croit se libérer de soi. Or, par son regard, l’autre nous ramène à nous-mêmes.
Le plus grand cadeau que l’on puisse faire à l’autre est de lui accorder une attention dépourvue de tout projet. Il doit rester une fin et non un moyen. Etre pour soi-même un tout et ne rien attendre.


4 – VIVRE DANS L’INSTANT
Lorsqu’on se laisse surprendre par l’instant, la vie devient un appel.
« Ceux qui refusent le combat sont plus grièvement blessés que ceux qui y prennent part » OSCAR WILDE
Ne pas espérer : agir.
Il vaut mieux vivre ses désirs, se laisser déchirer, bousculer par eux que de rêver sans cesse à un avenir meilleur. Il n’arrive jamais. Les heures les plus légères, les plus heureuses naissent par surprise, elles ne se programment pas.


5 – REVER D’IMPOSSIBLE
Ce qui nous arrive est conditionné par ce qu’on donne de nous. Il n’y a pas de fatalité. Certains se laissent ensevelir sous les pierres qu’on leur lance, d’autres construisent une muraille, d’autres encore leur royaume. C’est notre désir d’être au monde qui détermine notre façon d’évoluer. Nous sommes déchantés car nous le voulons bien. C’est une vision de l’esprit.
Nous avons perdu le rêve : comment avancer si nous avons perdu l’impossible ?
Nous n’avons pas tant besoin de repos. C’est l’inertie de notre âme qui nous éreinte. Comme si le fait d’avoir perdu la foi nous empêchait de nous élever.
Nous donnons trop d’importance à nos lamentations. On s’inquiète de nos souffrances quand il faudrait seulement les laisser nous traverser. Elles font partie de la vie. Elles ne sont pas si graves. C’est leur faire trop d’honneur que de les laisser nous désenchanter. Il y a tant à vivre, à dévorer, à découvrir, à bouleverser. Consentir à une fatigue générale, c’est occulter l’abondance qui nous habite.


6 – LIBRE
Notre vie intérieure est la seule chose qu’on ne pourra jamais nous enlever. Elle est la garante de notre liberté. Un refuge inattaquable.
« Agis comme si tu devais mourir tout de suite après » EPICTETE
Le défi d’une vie est de ne plus faire qu’un avec son désir.

07:49 Publié dans BIEN ETRE, DOCUMENTAIRE, PSYCHOLOGIE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker