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11 décembre 2009

LE POUVOIR DE L’OPTIMISTE - Alan Loy McGinnis

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Ce livre noyé parmi l'offre abyssale des guides comportementalistes pourrait passer inaperçu, et ça serait dommage... L'auteur, un américain, explique simplement quelques attitudes à adopter pour ne pas se laisser polluer...
I - ADMETTRE QUE TOUT NE VA PAS POUR LE MIEUX
« La vie n’est pas telle qu’elle est censée être. Elle est telle qu’elle est. La façon dont vous la vivez est ce qui fait la différence » Virginia Satir
II - CHERCHER DES SOLUTIONS
« Il n’y a aucune situation desespérée dans la vie ; il n’y a que des hommes qui ont perdu l’espoir » Clare Booth Luce
III - PRENDRE SON DESTIN EN MAIN
« Rien de magnifique n’a jamais été accompli, sauf par ceux qui ont osé croire que quelque chose en eux était plus fort que les circonstances » Bruce Barton
IV - ACCROITRE SON ENERGIE
"Entourez-vous de gens positifs : les gens optimistes ne perdent pas leur temps à fraterniser avec les gens négatifs. Pour conserver leur capital d’énergie, ils savent qu’ils doivent s’entourer de personnes enthousiastes"
V- CHANGER SA FACON DE PENSER
« La vie ne procède pas essentiellement de faits et d’événements. Elle procède avant tout de la tempête de pensées qui souffle perpétuellement dans l’esprit humain » Marc Twain

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03 décembre 2009

Vies Littéraires - Edward SOREIL

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Edward Sorel exécute la biographie sous forme de bande dessinée caricaturée et décalée d'une dizaine d'écrivains illustres des XIXe et XXe siècles : Léon Tolstoï, Marcel Proust, Carl Jung, Jean-Paul Sartre, Bertolt Brecht et différents auteurs anglophones.

Plutôt que d’insister sur le génie des uns et des autres, Sorel ne retient de ces sommités que leurs pires traits de caractère, que leurs actions les moins valorisantes.

Au-delà, Vies littéraires démontre avec efficacité qu'il faut dissocier l'œuvre et l'artiste : un romancier formidable peut aussi être un salaud, un con, un despote familial, un allumé, un mégalomane, etc. Ce qui ne diminue en rien l'intérêt de ses œuvres…

A lire donc en appréciant le format A5 très agréable à manier et en riant à la vue de ces caricatures journalistiques en imaginant qu’on pourrait faire de même en caricaturant les sommités qui nous entourent, nous…

21:54 Publié dans BIOGRAPHIES | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

ZEN - Collectif

ZEN.jpgLe mot Zen, en japonais, signifie : méditation. Le Zen n'est ni une religion, ni une idéologie, mais tout simplement l'acte de méditer la vie et de la vivre en pleine conscience.

En posture de zazen (la méditation assise) mais aussi en chacun des actes de la vie quotidienne. La pratique du Zen est donc l'essentiel que légua le maure Taisen Deshimaru (1914-1982) à l'Occident.

Cet album en noir et blanc format A4 présente, par les mots et par l'image, son enseignement, il peut être consulté de manière aléatoire : on y retire toujours l'enseignement du moment ainsi que la force de l'image figée. Ce livre est en lui même un objet purificateur du lieu où vous le posez par son simple contenu.

"Le sage est celui qui ressent et comprend le monde infini à partir du monde limité. Ne rechercher que le monde infini tend vers le spiritualisme. Mais ne voir que le monde limité aboutit au matérialisme. Celui qui comprend l'essence du cosmos est heureux éternellement, libre infiniment, sage absolument"

Alors, en route pour la zénitude !

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Des histoires pour rien - Lorrie MOORE

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Loorie Moore a deux thèmes de prédilection : ses relations avec les hommes et les affres existentielles de l'écrivain incompris.

Dans "Histoires pour rien", l'auteur utilise le style court et efficace de la nouvelle pour faire passer ses concepts caustiques et d'une hauteur certaine.

Sur les relations avec les hommes, puisque le personnage féminin semble abonnée aux hommes non disponibles (hommes mariés, égoïstes, instables et narcissiques en tous genres...) :

"Faites une liste de tous les amants que vous avez eus. Fourrez la liste dans votre poche. Laissez-la traîner avec ostentation. Arrangez-vous pour la perdre. Faites in petto des plaisanteries sur les actes manqués. Refaites en une autre"

"Mosse continue à rentrer tard. Au lit, il vous caresse avec l'entrain de quelqu'un qui , rentrant chez lui épuisé, doit encore sortir les ordures et verrouiller la porte"

Sur la manière dont l'environnement joue un rôle certain dans votre manières de gérer votre histoire avec ces mêmes hommes :

"Vous aurez oublié qui au monde a bien pu dire que les seules pensées qui en valent la peine sont celle qui vous viennent en marchant. Mais raccrochez vous à cette formule"

"Les plantes d'intérieur auront l'air de prendre parti pour ou contre vous. Certaines brandiront leurs tiges comme des bras plein de colère. Vous croirez les entendre croasser comme des corbeaux. D'autres se contenteront de dépérir"

"Toute forme d'adoration est saisonnière, comme Noël"

Sur l'angoisse de l'écrivain qui pourrait aussi parler de toute personne trop dépendante du regard de l'autre en recherchant son adhésion :

"Essayez tout d'abord de devenir autre chose, n'importe quoi d'autre. Astronaute/vedette de cinéma. Missionnaire/vedette de cinéma. Jardinière/vedette de cinéma. Chef suprême de la planète Terre. Échouez lamentablement. Le mieux c'est d'échouer le plus jeune possible -mettons quatorze ans. Il est indispensable de connaitre de bonne heure des déceptions majeures, c'est ce qui vous permettra d'écrire à quinze ans de longues séries de poèmes en forme de haïku sur le thème du désir contrarié"

"Vous vous faites à votre vie d'étudiante. A la résidence universitaire, vous faites connaissance avec des gens sympathiques. Il y en a qui sont plus brillants que vous. Mais il y en a aussi qui sont bien moins forts. Malheureusement, tout le reste de votre vie, vous continuerez à classer l'humanité selon ce type de catégories."

"Racontez à votre camarade de chambre votre grande idée, votre grand projet où s'affirmera le pouvoir de votre imagination"

"Vous irez quelque part que le fait d'écrire n'est pas sans rapport avec les organes génitaux. N'y pensez pas trop. Ça risquerait de vous perturber".

Ces quelques textes plein d'humour caustique mais jamais cynique raviront le lecteur - et tout particulièrement les femmes libérées qui reconnaitront parfois leur propre personnage au survol de ces nouvelles.

12:00 Publié dans NOUVELLES | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

Des bibliothèques pleines de fantômes - Jacques BONNET

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Quelle est la fonction du livre : l'accès au savoir ou à l'imaginaire ? Pour qui constitue une bibliothèque se pose toujours la question du classement : par quel critère ? thématique, alphabétique ? par genre ? par collection ? Peut-on faire cohabiter sur une même étagère et de suroit côte à côte deux auteurs qui se détest(ai)ent ?

Voila autant de questions que Jacques Bonnet soulève dans son excellent livre "Des bibliothèques pleines de fantômes".

Bibliothèques pleines de fantômes sans doute parce que les auteurs des livres savent que même passés de vie à trépas leurs personnages leur survivent.

Jacques Bonnet s'imagine ainsi propriétaire d'une bibliothèque de 20.000 ouvrages et nous entraine dans les labyrinthes de son esprit de lecteur forcené... ainsi que dans son rêve de confrérie littéraire élitiste (notez au passage que c'est plus ou moins un pléonasme !).

Apologie de la lecture : "La lecture démultiplie notre réalité forcément limitée. La liberté se trouve à portée de main, il s'agit de lire, de lire encore et encore, pour espérer échapper à son destin. L'ennui de l'enfance ne peut être combattu que par le sport et la lecture".

"Evasion et connaissance, tout cela passa par les livres. Il m'en est resté une reconnaissance éternelle, une sorte de dette morale à leur égard que je n'ai toujours pas fini de rembourser".

Un cri d'amour donc que ce livre qui se lit d'une traite et qui fait sourciller d'étonnement en étonnement !

11:41 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

La grande peur dans la montagne - Charles Ferdinand RAMUZ

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Ce roman, bien qu' écrit en 1925 par Charles Ferdinand Ramuz, écrivain suisse, est digne de figurer dans les meilleures oeuvres de littérature régionale aujourd'hui tant la description des personnages bien fouillés, à la psychologie crédible, sont une représentation synthétique intemporelle du monde tel qu'il est et a toujours été.

L'histoire : Un alpage abandonné dans les Alpes depuis une vingtaine d'années suite à des morts inexpliquées revient à l'ordre du jour par la voix du président du Conseil Général qui convainc une partie des habitants de son village que c'est de l'histoire ancienne. La résolution est adoptée à une grande majorité : les pâturages sont alors loués et quelques hommes montent au chalet avec un troupeau. Mais l'histoire semble se reproduire et rapidement des morts étranges frappent les hommes et le troupeau...

Mon avis : La force de la narration de l'auteur, la simplicité du langage ainsi que la richesse des détails permettent de ressentir l'ambiance et les situations avec beaucoup de réalisme.

L'atmosphère est inquiétante et la toile de fond est toujours teintée de nuages noirs, de vents bruyants, de silences assommants, de bêtes nerveuses...La nature se met au diapason des drames humains (ou est-ce l'inverse ?)

"mais il a semblé à ce moment à Joseph que le jour baissait, comme si un nuage était venu se mettre entre le soleil et eux", "il cherchait cette différence car il y avait quand même dans l'air cette différence".

Ce style synchro-variations nature/sentiment ne va pas sans rappeler le "Moderato Cantabile" de Marguerite Duras écrit en 1958.

Ce roman, qui se lit d'une traite tant il est prenant, s'adresse avant tout à notre peur, communicative, et qui nous empêche d'être rationnel en vue d'agir efficacement. Elle nous rappelle qu'en cas de drame, la tendance du groupe est de chercher un coupable. Et surtout, ce roman nous montre que c'est toujours la nature qui a le dernier mot :

"c'est que la montagne a ses idées à elle..."

11:39 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook