Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16 mai 2010

DE CA JE ME CONSOLE - Lola Lafon

de-ca-je-me-console-001.jpg

Emylina vit en marge de la société de consommation et le revendique haut et fort dans le choix de vie qu'elle fait : elle danse, elle ne travaille pas, elle observe ses contemporains d'un œil posé, mesuré et parfois cynique.

Trois thématiques s'alternent en permanence dans son roman, son enfance en Roumanie, son amitié particulière avec une belle italienne et l'assassinat de son patron dans lequel est elle soupçonnée...

Titres de chapitres qui parfois ne font que 2 ou trois pages qui résument bien l'esprit de ces derniers :

"Les parents mentent puis ils meurent..."

"Ce que deviennent les gestes"

"Qu'est ce que tu fais ?" (sur le travail)"

...

Extraits choisis

:

"Il suffit parfois de s'intéresser à quelque choses pour en retrouver les signes déclinés partout ailleurs, comme des preuves. Moi j'étendais ces histoires de trottoirs d'école primaire un peu plus chaque jour. Ainsi, le métro."

...

(Sur le travail)

- "Qu'est ce que tu fais ?"

"D'autres, au contraire, m'avaient écoutée en silence et m'observaient religieusement comme si j'avais pris le chemin du sacré"

- "Tu as de la chance, ils me soupiraient, tu as du courage..."

"Je ne voyais pas bien ce que le courage venait faire là-dedans. Je ne voulais pas exploser en cours d'existence ou me convaincre de respirer un peu moins souvent, voilà. C'est juste un arrangement avec les CHOSES, un calcul, je leur disais. Accorder le minimum de temps à ce qui m'ennuie."

"Je sentais toujours un agacement monter dans la conversation. Je venais de dire que je passais mon tour, peut-être pour toujours. Et apparemment, le fait que je ne joue pas avec tout le monde dans la cour, cette soustraction volontaire, si je ne travaillais pas, rendait les choses plus lourdes pour les autres. Il restait tout ce travail pénible en trop pour eux, pendant que moi j'allais prendre un cours de danse classique".

- "Et si tu as des enfants un jour ?"

"Cette indignation quand je disais que je n'avais pas ce désir, donc pas besoin d'y résister..."

....

"Chateaubriand me fait rire, avec son air d'écrivain L'Oréal posant les cheveux au vent au bord d'une falaise"

...

"Tout ce que je prononçais comme désir, tu le fabriquais en vivant"

...

"J'aimais te raconter, je veux dire parler de toi aux autres. Ca raccourcissait le temps qu'il me restait à être seule, avant de te revoir le soir. Je racontais notre rencontre, ce que tu disais, ton accent, tes progrès en français."

...

"On était en octobre, je ressassais pas mal. J'avais des accès de colère contre toi, comme des éclats que taguaient ma conscience"

...

 

Cette histoire écrite dans un style enlevé, moderne et actuel se lit avec entrain et bonne humeur...Si vous avez envie d'un bouquin qui fait rire, choisissez celui-ci, qui aère bien les cheveux !

 

 

 

12:33 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

Les commentaires sont fermés.