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15 mars 2012

COMMENT HITCHCOCK M’A GUERI – Serge Tisseron

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COMMENT HITCHCOCK M’A GUERI : un titre accrocheur (je pensais lire un essai sur la technique cinématographique) pour finalement poser la vraie question de fond qui est : que cherchons-nous dans les images ?

A travers son expérience personnelle, l’auteur nous montre l’importance du regard qui prime sur le langage (il est vrai qu’Hitchcock utilisait beaucoup la technique du regard par ses acteurs pour créer de l’angoisse ou de la curiosité du public) en nous rappelant la situation du bébé dépendant du regard maternel pour exister: «Or cette angoisse d’un regard – ou d’un espace – vide a pour chacun d’entre nous un modèle : c’est celui d’un regard maternel vide, c’est-à-dire un regard qui ne renvoie à l’enfant rien de lui-même » et les conséquences destructrices pour la construction de l’identité de l’individu par la suite si la mère n’a pas bien rempli cette fonction.

Le cinéma, les romans, comme les fictions en général permettent par les métaphores et la possibilité d’exprimer des émotions oubliées, refoulées ou non vécues de réparer des manques. Les images positives si on en parle beaucoup et qu’on accepte de les intégrer à soi deviennent comme des greffes psychiques qui créent de la résilience : « Cette étape est accomplie lorsque nous acceptons que des émotions vécues dans notre présent soient en fait liées à des expériences passées, même si celles-ci ne sont pas encore clairement identifiées. Les émotions ainsi retrouvées sont en quelques sorte circonscrites ».

Une technique éprouvée par les comportementalistes il est vrai mais qui ne fonctionne pas sur tous les individus : Boris Cyrulnik a sur le sujet de la résilience démontré que sur une population sélectionnée et ayant subi les mêmes événements  tragiques, une partie seulement avait l’aptitude de transcender ces drames et de les dépasser.

Cela tendrait à démontrer qu’il s’agit bien d’un choix de voir toute la beauté du monde alors qu’on a subi ce que l’humanité peut commettre de pire…

12:05 Publié dans CINEMA, PSYCHOLOGIE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

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