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15 mars 2012

COMMENT HITCHCOCK M’A GUERI – Serge Tisseron

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COMMENT HITCHCOCK M’A GUERI : un titre accrocheur (je pensais lire un essai sur la technique cinématographique) pour finalement poser la vraie question de fond qui est : que cherchons-nous dans les images ?

A travers son expérience personnelle, l’auteur nous montre l’importance du regard qui prime sur le langage (il est vrai qu’Hitchcock utilisait beaucoup la technique du regard par ses acteurs pour créer de l’angoisse ou de la curiosité du public) en nous rappelant la situation du bébé dépendant du regard maternel pour exister: «Or cette angoisse d’un regard – ou d’un espace – vide a pour chacun d’entre nous un modèle : c’est celui d’un regard maternel vide, c’est-à-dire un regard qui ne renvoie à l’enfant rien de lui-même » et les conséquences destructrices pour la construction de l’identité de l’individu par la suite si la mère n’a pas bien rempli cette fonction.

Le cinéma, les romans, comme les fictions en général permettent par les métaphores et la possibilité d’exprimer des émotions oubliées, refoulées ou non vécues de réparer des manques. Les images positives si on en parle beaucoup et qu’on accepte de les intégrer à soi deviennent comme des greffes psychiques qui créent de la résilience : « Cette étape est accomplie lorsque nous acceptons que des émotions vécues dans notre présent soient en fait liées à des expériences passées, même si celles-ci ne sont pas encore clairement identifiées. Les émotions ainsi retrouvées sont en quelques sorte circonscrites ».

Une technique éprouvée par les comportementalistes il est vrai mais qui ne fonctionne pas sur tous les individus : Boris Cyrulnik a sur le sujet de la résilience démontré que sur une population sélectionnée et ayant subi les mêmes événements  tragiques, une partie seulement avait l’aptitude de transcender ces drames et de les dépasser.

Cela tendrait à démontrer qu’il s’agit bien d’un choix de voir toute la beauté du monde alors qu’on a subi ce que l’humanité peut commettre de pire…

12:05 Publié dans CINEMA, PSYCHOLOGIE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

03 mars 2012

HOLLYWOOD : L’Usine à rêves - CM. BOSSENO et J. GERSTENKORN

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On peut estimer la période d’or hollywoodienne allant de 1912 à 1970 : 

* 1895 à 1912 : création des majors du cinéma (gros studios) UNIVERSAL, 20th CENTURY FOX, PARAMOUNT, MGM, WARNER.

* 1927 à 1940 : contexte difficile pour le cinéma américain : à la fin des années 40 arrive la concurrence de la télévision.

La loi sherman (anti trust) casse le trust Production/Distribution/Exploitation ce qui est une catastrophe d’un point de vue artistique.

* 1950  à 1970 : situation économique grave, c’est la fin des contrats, les acteurs sont licenciés, on ferme les corps de ballets, les animations…. La situation pousse les artistes (Tex Avery) vers la TV.

Pour comprendre le cinéma Hollywoodien et comment la machine a fonctionné il faut comprendre le rôle essentiel du producteur de cinéma à Hollywood.

LE PRODUCTEUR DE CINEMA HOLLYWOODIEN avant 1970 : personnage central de la machine hollywoodienne.

Ils sont pour la plupart immigrés, sans culture artistique, ni background culturel, et en majorité d’origine juive d’Europe centrale. Ils viennent aux usa pour trouver une réussite facile et misent d’abord dans la fourrure et le vêtement pour accumuler richesse, puis ils investissent leurs profits dans le théâtre (fief des anglais) et enfin créer des studios de cinéma.

Ce qui les motive au-delà du profit, est une volonté culturelle et politique très haute, ils forment une sorte de club et s’entourent des meilleurs scénaristes et personnalités de l’époque (Dumas, Wilde, Shaw…).

La fin du monopole des majors du cinéma marque le déclin de l’âge d’or cinématographique américain, notamment depuis les années 70.

C’est sans doute la nostalgie de cette époque dorée qui a fait le succès de THE ARTIST aux Etats-Unis et qui lui a valut tant d’Oscars en février dernier.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire cet excellent livre format A5 qui tient dans un sac et d’une densité d’informations inédites et incroyables !

09:48 Publié dans DOCUMENTAIRE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker