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22 mai 2012

OU ETAIENT LES TABLEAUX (mémoire sur Gertrude Stein et Alice Toklas) – James LORD

lord,picasso,stein,tableaux,tableau,picasso,amantes,artistes,guerreJames Lord  a côtoyé tous les plus grands artistes du siècle dernier : de Picasso à Balthus, en passant par Giacometti. Il leur a consacré des biographies écrites dans un style acide avec en toile de fond la guerre, qui exalte  les comportements les plus sordides et obscurs de la nature humaine.

Une de ses biographies les plus étonnantes est celle sur  Gertrude Stein et d’Alice Toklas : amantes, L’une : écrivain tyrannique, « moche sale et méchante » , l’autre : compagne dévouée, soumise mais pas moins égocentrique.

Les murs de l’appartement de ces dernières sont tapissées d’une légion de tableaux de Picasso et surtout il y a le portrait de Gertrude Stein peint par le maitre qui semble avoir la même fonction que celle qu’Oscar Wilde donna au Portrait de Dorian Gray : ce tableau avait une existence propre et une énergie bien à lui !

Ce livre est un exercice de style remarquable tant sur le fond que sur la forme.  Il  faut lire James Lord et surtout cette biographie des amantes Stein / Toklas : pour le style mais aussi pour les tournures d’esprit et de discernement.

 James Lord en plus d’avoir un grand talent d’écrivain était aussi un grand analyste de la nature humaine et il sait parfaitement en dénoncer les côtés obscurs.

11:56 Publié dans BIOGRAPHIES | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

20 mai 2012

ELOGE DE LA VULGARITE – Claude CABANES

éloge,vulgarité,bling,parvenu,vulgaire« J’ai connu des hommes du plus grand raffinement intellectuel dont la vie affective était d’une répugnante vulgarité »… cette phrase de l’auteur sur le sujet donne le ton du livre.

Sous forme de pamphlets, l’auteur nous fait une démonstration acide de ce qu’est la vulgarité selon lui : tous les vulgaires et autres tenants du mauvais goût sont représentés dans ce livre.

Il y a deux chapitres particulièrement drôles sur ce que l’auteur appelle « les Verdurin » (clin d’œil au personnage de Marcel Proust) pour faire une caricature de la femme parvenue « La vie de la parvenue est un calvaire. Elle sue et elle souffre. Elle n’a jamais l’air à sa place. » «Sa libido est tout entière mobilisée vers les septièmes ciels mondains et ses reins consacrés à l’effort pour se hisser. Son hystérie est fonctionnelle. C’est une facette de sa vulgarité sans limite. »

Mais ce que l’auteur dénonce par-dessus tout c’est « la monstration » du bling bling, où l’argent, le « too much » est étalage obscène pour compenser les abîmes sans amarres du vide intérieur de ceux qui l’ont fait roi.

16:25 Publié dans ESSAIS | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook