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22 octobre 2017

LES NOUVEAUX PARADOXES DE LA MEDECINE - Luc PERINO

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Luc Perino, médecin généraliste, auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation sur la  profession propose dans cet ouvrage un  survol  des avancées médicales au fil des décennies et en quoi elles ont facilité ou compliqué l’exercice de la fonction du médecin généraliste.

En effet,  on ne peut nier la part importante qu’a joué la médecine aux 19ème et 20ème siècle :

  • La révolution pastorienne avec les vaccins de Pasteur : « dans les quelques décennies qui suivirent la vaccination contre la rage, de nouveaux vaccin firent progressivement sombrer dans l’oubli plusieurs maladies mortelles telles que rage, fièvre typhoïde, diphtérie, tétanos, coqueluche, tuberculose, fièvre jaune et typhus. »
  • Grâce à l’asepsie (hygiène et antiseptique), la mortalité chirurgicale passait de plus de 50 % à 5% pendant ces mêmes décennies…
  • Les antibiotiques dans les années 40…

Entre 1865 et 1960, l’espérance de vie moyenne des occidentaux est passée de quarante ans à soixante-dix ans !

Cependant, force est de constater que depuis quelques décennies  la pression des injonctions tant des organismes de santé (lobbies politiques), des laboratoires pharmaceutiques (profits financiers), que des médecins ou des pharmaciens font se multiplier les sur-diagnostics et parfois inutilement le nombre de médicaments pris par le patient (quel est alors le vrai rapport risques/bénéfices des traitements médicaux ?).

Il faut être prudent dans le maniement des chiffres et à trop vouloir prouver...Il ne faut pas penser que les statistiques ont valeur de certitudes et de faits incontestables.  

« Inversement, il est très aisé de convaincre qu’un chiffre  est anormal. Il suffit de modifier la norme. En 1960, la pression artérielle diastolique était  considérée comme « anormale » lorsqu’elle était supérieure à 130 mm Hg ; aujourd’hui, la limite se situe à 95 mg Hg ! La glycémie «normale» est passée de 1,40 à 1,10 g/l tandis que l’HbA1C (hémoglobine glycosylée) « normale » a rapidement chuté de 8 à 7 puis à 6.».

Pour éviter les dérives éventuelles de sur-diagnostic et sur-médication, le médecin généraliste doit rester dans un diagnostic au cas par cas avec ses patients et doit donc pour cela rester un esprit libre…

19:23 Publié dans DOCUMENTAIRE, GUIDES, HISTOIRE, Science | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

L’ETONNANT POUVOIR DES COULEURS - Jean-Gabriel Causse

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L’auteur, designer de profession nous démontre dans cet ouvrage que le choix d’une couleur est prédéterminé. Il s’appuie sur de nombreux exemples études scientifiques et des expériences très sérieuses menées sur le sujet.

Les couleurs auraient une incidence spectaculaire sur la mémoire. Elles améliorent l'apprentissage de 55 à 78%, et aident à comprendre. D'après une étude, le blanc, le noir et le brun provoquent une baisse des performances. Tout le monde s'accorde à dire en revanche que le bleu est la couleur la plus propice à la créativité.

Extraits choisis :

« Des expériences cliniques ont montré que l’influence de la couleur est particulièrement exacerbée  chez les névrotiques et les psychotiques ».

« Synesthésie : la synesthésie est un  phénomène neurologique associant au moins 2 de vos sens. Certains associent spontanément des couleurs à chaque forme, d’autres à chaque chiffre, lettre, jour de calendrier, etc, on a dénombré 152 formes de synesthésie. L’une de ses formes les plus spectaculaires s’appelle la Synopsie soit la capacité d’associer une couleur à un son. On prête ce donc incroyable à des musiciens comme Duke Ellington, Michel Petrucciani, qui associent une couleur à chaque note de musique. On a du mal à se l’expliquer puisque, même si couleurs et musiques relèvent des longueurs d’onde, aucune formule mathématique n’établit de rapport entre elles » .

« En clair, Newton est parti des travaux de Descartes qui avait décomposé la lumière à travers un prisme. Vous savez, le joli arc-en-ciel obtenu en éclairant une pyramide transparente (rappelez-vous la fameuse pochette de disque Dark Side of the Moon des Pink Floyd). Newton est allé encore plus loin en recomposant la lumière d'origine à partir de ce même arc-en-ciel. Pour ce faire, il fit converger en un même point, avec une lentille, les rayons colorés émergeant du prisme. Au point de convergence, il constata que l'on retrouvait la lumière blanche initiale. Conclusion : le prisme ne produit pas les couleurs, il ne fait que séparer les couleurs déjà contenues dans la lumière blanche. Une découverte révolutionnaire ! La couleur n'est pas un degré de luminosité mais une caractéristique de la lumière. [...] Quelle clairvoyance ce monsieur Newton ! ».

La dernière partie du livre donne couleur par couleur les spécificités de chacune d’entre elles : après avoir lu ce livre au style jamais ennuyeux, vous ne choisirez plus vos couleurs par hasard !

19:21 Publié dans ARCHITECTURE, DOCUMENTAIRE, PSYCHOLOGIE, SCIENCES | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

DANS CE JARDIN QU’ON AIMAIT - Pascal QUIGNARD

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Le révérend Simeon Cheney, un pasteur vivant dans un presbytère isolé a durant 20 ans, noté tous les chants d'oiseaux qu'il avait entendus dans le jardin de sa cure, mais aussi tous les bruits qu'il percevait, des gouttes qui s'écoulent sur le pavé d'une cour, le bruit que fait le vent d'hiver qui s'engouffre. 

C’est ce que raconte cette lecture étonnante qui se situe entre la poésie, le théâtre dans son style rédactionnel avec en toile de fond un drame familial.

Beaucoup de mélancolie dans ce livre à ne pas lire dans un moment de spleen !

Extraits :

 «Ce révérend  me portait une sorte de vénération en raison de son attachement extraordinaire aux oiseaux. Pour la beauté de la nature, cet homme d’Eglise avait délaissé Dieu. Il avait répondu à l’appel des chants de la forêt et des vagues des onze lacs glaciaires qui entouraient sa maison et qui formaient comme deux mains étranges».

« Les morceaux de mon existence se craquellent exactement comme se craquellent les paragraphes sur la page d'un livre qu'on refuse».

« Accroché au muret du jardin, au moindre rayon fragile de soleil, le lierre sent le miel». 

« C'est ainsi qu'un grand jardin se reflétait en mirage sur la vitre».

 

 

 

19:19 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook