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02 novembre 2013

Là où croît le péril…croît aussi ce qui sauve – Hubert REEVES

reeves,ecologie,planete,humanité,bio-éthique,Déjà la photo du livre donne le ton : Hubert Reeves est plongé dans un clair-obscur qui évoque la dualité de la nature humaine… De même que le titre « Là où croît le péril…croît aussi ce qui sauve » qui est un vers du poète allemand Friedrich Hölderlin.

Ce livre, construit en 3 parties (La belle histoire, la moins belle histoire et le réveil vert) est un état des lieux de l’impact du comportement humain sur l’écosystème planétaire.

Hubert Reeves reste factuel sans être dramatisant mais en exposant quand même des situations et des chiffres qui laissent songeur sur la capacité de l’homme à être un rouleau compresseur.

On note aussi que la dictature du court terme et de l’individualisme humain ne datent pas d’hier (de nombreux exemples dans le livres le démontre) ! Les anecdotes - notamment sur les espèces disparues et le comportement des hommes au fil des millénaires - sont intéressantes et on ne s’ennuie pas au fil du livre qui se lit d’une traite.

Hubert Reeves par son exposé nous rappelle que si l’intelligence de l’homme fait de lui « un sublime joyau de la nature », l’homme s’est lui-même classé au sommet du classement : « à la fois juge et partie ! Nous décidons des critères qui spécifient ce palmarès et nous nous plaçons allégrement au sommet ! ».

L’homme est source de péril…saura-t-il être source de solutions pour la survie de son propre avenir en cessant de détruire son habitat planétaire ? Espérons pour nos enfants qu’il agira en conséquence bioéthique et durable…

19:10 Publié dans DOCUMENTAIRE, ESSAIS, GUIDES, HISTOIRE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

13 juin 2012

Une rolex à 50 ans : a-t-on le droit de rater sa vie ? - Yann DALL'AGLIO

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Réussir sa vie… chacun attribue au succès et au bonheur de sa vie des valeurs différentes mais beaucoup répondent que réussir sa vie, c’est avoir beaucoup d’argent…sauf que l’argent n’est pas une valeur mais un moyen…

L’auteur d’ Une  rolex à 50 ans : a-t-on le droit de rater sa vie ? commence son plaidoyer par la malheureuse phrase - non moins devenue célèbre -  de  Jacques Séguéla qui résume la réussite d'une vie à la possession d'une montre de luxe par un quinqua ...  "Tout le monde a une rolex ! Si à 50 ans on n'a pas une Rolex on a quand même raté sa vie !".

Yann Dall’Aglio met en évidence par son argumentation « l'effet bling-bling : la révélation, scandaleuse, qu'il n'ya rien au-dessus du désir de s'enrichir. Pas une mélancolie, pas un vestige d'éternité. Aucun héroïsme. Pas même une posture méditative».

Au-delà de la dénonciation, l’auteur soulève un vrai débat sur les valeurs actuelles de notre société. Car au final, cette boulimie permanente de  travailler encore plus pour gagner encore plus pour afficher encore plus de signes extérieurs de richesse n’empêchera pas une fin certaine entre quatre planches … Alors je pose la question à  ces mêmes bling bling :  a–t-on le droit de rater sa sortie ?

 

16:48 Publié dans ESSAIS, PSYCHOLOGIE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

20 mai 2012

ELOGE DE LA VULGARITE – Claude CABANES

éloge,vulgarité,bling,parvenu,vulgaire« J’ai connu des hommes du plus grand raffinement intellectuel dont la vie affective était d’une répugnante vulgarité »… cette phrase de l’auteur sur le sujet donne le ton du livre.

Sous forme de pamphlets, l’auteur nous fait une démonstration acide de ce qu’est la vulgarité selon lui : tous les vulgaires et autres tenants du mauvais goût sont représentés dans ce livre.

Il y a deux chapitres particulièrement drôles sur ce que l’auteur appelle « les Verdurin » (clin d’œil au personnage de Marcel Proust) pour faire une caricature de la femme parvenue « La vie de la parvenue est un calvaire. Elle sue et elle souffre. Elle n’a jamais l’air à sa place. » «Sa libido est tout entière mobilisée vers les septièmes ciels mondains et ses reins consacrés à l’effort pour se hisser. Son hystérie est fonctionnelle. C’est une facette de sa vulgarité sans limite. »

Mais ce que l’auteur dénonce par-dessus tout c’est « la monstration » du bling bling, où l’argent, le « too much » est étalage obscène pour compenser les abîmes sans amarres du vide intérieur de ceux qui l’ont fait roi.

16:25 Publié dans ESSAIS | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

03 août 2010

DURAS TOUJOURS - Dominique Noguez

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Intéressante approche que celle de Dominique Noguez qui tel un détective nous apprend que Marguerite Duras écrivait sous des pseudonymes inconnus et jamais identifiés dès 1943 pour des raisons alimentaires des romans de gare... il est certain de reconnaître dans «Caprice», un roman anonyme publié en 1944 dans une collection populaire.

 

L'amour est omniprésent dans toute l'oeuvre de Duras - «Dès l'origine chez Duras, absent, surabondant, obsédant, dans la vie comme dans l'oeuvre, partout : l'amour»; un autre, au regard -

«Ce qui est aveuglant chez Duras, Duras voyeuse, voyante et visionnaire : ce n'est pas, quelquefois, l'écriture; c'est la beauté, la beauté si souvent.»

 

Comme Marguerite Duras le déclare elle-même : " Ne pas empêcher que l'amour soit vécu car c'est encore la meilleure chose à faire ici-bas, aimer".

 

La force particulière de Duras, c'est qu'elle ne se contente pas de croire à ses fictions mais elle réussit à nous y faire croire. D'abord parce qu'y croyant elle même, elle est plus convaincante. Mais à la limite qu'importe, puisque chez elle, le réel même est transformé, du simple fait de son regard visionnaire.

 

Un essai qui m'a donné envie de relire une oeuvre majeure de Marguerite Duras "moderato cantabile"...

14:23 Publié dans ESSAIS | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker