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05 février 2011

Louis la Lune - Alban Guillemois

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Nous sommes en 2164 et d'entrée vous plongez dans un univers rappelant celui de Tim Burton, dans le graphisme mais aussi dans le choix de l'ambiance avec une prédominance du violet, du noir et du graphite.

L'histoire complètement surréaliste : un accord ancien entre Gustave Eiffel et  Jules Verne pour abriter le secret d'une civilisation lunaire protégée par Jules Verne et cachée au laboratoire de ce dernier qui trouve son siège dans la non moins célèbre Tour Eiffel.

Paris est le fief de toute cette joyeuse tribu et nous devons aussi rajouter à la liste des personnages l'affreux Waldes PDG de la WIP (Waldès International Petroléum) dont le siège se trouve dans le quartier de Grenelle...

A lire pour le plaisir de contempler le graphisme de cette BD grand format (A3) et pour le choix des couleurs. Pour sûr Alban Guillemois a un style bien à lui !

 

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29 janvier 2011

Manuel souriant de Psychologie - Christophe André & Muzo

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Il existe peu de manuel de psychologie qui traitent à la fois avec sérieux et simplicité des pathologies de l'esprit. Ce manuel intitulé "je dépasse mes peurs et mes angoisses, co-écrit par Christophe André (psychiatre) et Muzo (dessinateur) traite de la névrose d'angoisese avec sérieux et simplicité mais surtout avec humour !

J'ai eu plusieurs fous rires à la vue des illustrations et aussi me suis sentie très rassurée de comprendre les méchanismes de l'angoisse et des distorsions cognitives négatives : vu sous l'angle de la distenciation humoristique ça change tout !

A lire absolument par ceux qui aiment rire, qui aiment comprendre et qui cherchent de méthodes concrètes à la résolution de leur anxiété chronique...

 

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23 janvier 2011

Si le parfum m’était conté… » Annick Le Guérer

 

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Si le monde merveilleux des parfums ou autres senteurs divines vous attire, je vous conseille les conférences dispensées par l’Osmothèque (le Conservatoire International des parfums ) de Versailles.

Vous aurez l’occasion durant 2h30 de :

  • Découvrir des parfums, des senteurs ou parfums disparus ou qui ne sont plus commercialisés et qui sont conservés à l’Osmothèque

 

  • Votre odorat testera une trentaine de parfums et produits composants ces derniers (Le parfum Royal, Origan, trèfle incarnat, tabac blond, vanille, chypre, bergamote, eaux de Cologne…).

 

  • Vous entendrez des anecdotes : Jean Patou et l’histoire de son parfum JOY ou encore l’histoire d’un génie novateur François Coty…

 

  • Vous étudierez aussi les familles de parfums (Hespéridée, Florale, Fougère, Chypre, Boisée, Ambrée, Cuir)…

 
La curiosité vous a piqué ? : ce livre olfactif peut vous intéresser :

« Si le parfum m’était conté… » Annick Le Guérer
 
Sinon une conférence ? : http://www.osmotheque.fr/application?sv=osmotheque&rq=osmo_home

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10 janvier 2011

Charles de Leusse - Citations

 

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Charles de Leusse est un écrivain contemporain qui écrit depuis une quinzaine d’années.

Le choix de la poésie, des aphorismes et d’un style d’écriture concis le caractérise, le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour ce qui rend le mélange surprenant parfois.

On retrouve dans toute son œuvre une récurrence des thèmes chers à l’auteur : la vie, l’amour, la mort, la joie, la trahison, la justice…

Ses citations sur dicocitations :

http://www.dicocitations.com/citation.php?id=2699


Parmi ses citations les plus connues :


« À la vieillesse, les dents tombent,
Non les doigts. »

Charles DE LEUSSE

« À quoi bon les yeux
Sans rien derrière eux ? »

Charles DE LEUSSE

« Ainsi, la justice est longue,
Mais la prison est plus longue. »

Charles DE LEUSSE

« L' amour est si grand Qu'il n' a de vêtement. »

Charles DE LEUSSE

« L'amour, c'est comme l'alphabet. Par un grand A commencé, Par un grand Z, ça finit. Mais vive l'amour, vive la vie ! »

Charles DE LEUSSE

« Les amoureux Dégainent leurs yeux. »

Charles DE LEUSSE

« Amoureux goûtent les lèvres
Sur l'arbre du sourire. »

Charles DE LEUSSE

« Amoureux il est tombé.
Mais l'amour l'a relevé. »

Charles DE LEUSSE

« Des amoureux le sourire Est gondole de leur désir. »

Charles DE LEUSSE

« Amoureux ont trois mains : Deux libres et deux serrées. La fusion de ce lien Commence par un baiser. »

Charles DE LEUSSE

« L'amoureux saborde son corps, Car il coule dans le bonheur. »

Charles DE LEUSSE

« Les amoureux se tiennent la main, Car l'un se noie quand l'autre tient. »

Charles DE LEUSSE

« L'amoureux vole un baiser. Il encourt perpétuité. »

Charles DE LEUSSE

« Au cercueil sert le même bois,
Et à la charpente du toit. »

Charles DE LEUSSE

« Au pouvoir, c'est le réalisme.
Il y a bien des quêtes à chaque messe. »

Charles DE LEUSSE

« Au tribunal de l'amour, La défense demande sa cour. »

Charles DE LEUSSE

« Au-dessus du ciel,
Tout est beau, mais seul. »

Charles DE LEUSSE

« Avant de tomber au sol,
La pluie a touché le ciel. »

Charles DE LEUSSE

« Avec deux lèvres,
Faut-il deux verres ? »

Charles DE LEUSSE

« Avec le déluge de Dieu,
Noé n'a vu que les cieux. »

Charles DE LEUSSE

« Avec un peu d' amour, S'assaisonnent tous les corps. »

Charles DE LEUSSE

« Les aveugles Aussi pleurent. »

Charles DE LEUSSE

« Avoir une idée,
Est-ce donc Dieu voler ? »

Charles DE LEUSSE

« Le baiser n'est ni repris Ni échangé, car gratuit. »

Charles DE LEUSSE

« Un baiser, c'est la rosée Du matin qui s'est levé. »

Charles DE LEUSSE

« Un baiser, ce sont deux lèvres. Un amour, ce sont deux corps. »

Charles DE LEUSSE

« Un baiser, l' amoureux donne. Puis le vole par un deuxième. »

Charles DE LEUSSE

« Les balles perdues de l' amour, C'est aussi joie de vivre. »

Charles DE LEUSSE

« Un bisou sur une joue Fait rougir les deux joues. »

Charles DE LEUSSE

« C'est dépôt de bilan, la mort.
Ou plutôt un dépôt de corps. »

Charles DE LEUSSE

« C'est diamant brute la passion:
Diminuera pour être plus beau. »

Charles DE LEUSSE

« Les caresses sont un vent Qui souffle du dedans. »

Charles DE LEUSSE

« Cent gens entrent mieux qu'un géant.
Une grosse réforme passe moins que cent. »

Charles DE LEUSSE

« Certains mangent pour n'être mangés,
Et ils finissent par s'étouffer. »

Charles DE LEUSSE

« Chaque amoureux a l'amour Qu'il convertit en futur. »

Charles DE LEUSSE

« Corps est rosée du matin Qui brille au lever des mains. »

Charles DE LEUSSE

« Déborde le fleuve, Pas le soleil. »

Charles DE LEUSSE

« Deux amoureux, deux îles Qui se rapprochent toutes seules. »

Charles DE LEUSSE

« Diamants viennent de la terre ; Et les femmes d'autres femmes. Car le diamant des mères est écrit par leur dame. »

Charles DE LEUSSE

« Les doigts sur les vitres Laissent des traces sur elles ; Les doigts sur le corps En laissent d'invisibles. »

Charles DE LEUSSE

« L'eau caresse dans le verre, Comme l'amour dans le corps. »

Charles DE LEUSSE

« D'un enfant le sourire Agrandit l'univers. »

Charles DE LEUSSE

« L'épée de l'amour Transperce même la chair. »

Charles DE LEUSSE

« Et plus l'amour manque de causes, Plus ses effets les remplissent. »

Charles DE LEUSSE

« Étoiles sont fissures de lumière De la nuit que transperce le cœur. »

Charles DE LEUSSE

« Femmes ont soupir de l'intérieur. »

Charles DE LEUSSE

« Flèche dans son cœur de dame A transpercé son âme. »

Charles DE LEUSSE

« Grâce à toi, toute chose est belle, Car ce trop plein tu leur donnes. »

Charles DE LEUSSE

« Jalousie nous dévore. Nous sommes son plat du jour. »

Charles DE LEUSSE

« «Je t'aime» commence par «Je», Mais il finit par toi. »

Charles DE LEUSSE

« «Je vais t'offrir un cadeau.» Trop tard : tu es déjà là… »

Charles DE LEUSSE

« Jumelles voient de loin quand prés des yeux. Loin de soi, prés du cœur ; amoureux. »

Charles DE LEUSSE

« Le lac de tes yeux Ranimera mon feu. »

Charles DE LEUSSE

«  Le contrat de l'amour Se signe sur les lèvres. »

Charles DE LEUSSE

« Une lettre à l'aimée, c'est L'encre embrassant le papier. »

Charles DE LEUSSE

« Les machos ont la migraine : «Pas ce soir, chéri, je m'aime.» »

Charles DE LEUSSE

« Le mariage devant le maire est d'abord devant l'amour. »

Charles DE LEUSSE

« Un mot «amour» A fait mille livres. »

Charles DE LEUSSE

« Des moutons sont sous le lit, mais le loup est sur le lit. »

Charles DE LEUSSE

« Mystère de l'amour est comme creuser l'eau : tout se referme. »

Charles DE LEUSSE

« Notre impôt sur l'amour Se collecte sur les lèvres. »

Charles DE LEUSSE

« Nous parlons par la bouche ; Amoureux par les lèvres. »

Charles DE LEUSSE

« Paix se fait à deux. Et l' amour aussi. »

Charles DE LEUSSE

« Les perles de tes yeux sont encore Dans l'éclat des mers qu'est ton corps. »

Charles DE LEUSSE

« Personne n'a vu Dieu, Mais j'ai vu tes yeux. »

Charles DE LEUSSE

« Les pétales de leurs lèvres N'ont pas l'épine des corps. »

Charles DE LEUSSE

« Le pire ennemi, c'est soi-même, Mais je ne le tue, car je l'aime. »

Charles DE LEUSSE

« La poignée du cœur est la main de l'autre. »

Charles DE LEUSSE

« Pour lui, elle se plie en quatre. C'est l'origami du cœur. »

Charles DE LEUSSE

« Pour mieux se tenir la main, Amoureux se tiennent les yeux. »

Charles DE LEUSSE

« Pour taire l'amour, Il faut un sourd. »

Charles DE LEUSSE

« Quand l'aimée est ailleurs, Nos pensées sont ailleurs. »

Charles DE LEUSSE

« Quand les amoureux se rencontrent, Il y a un accident des lèvres. »

Charles DE LEUSSE

« Quand on présente son cœur, Il est à découvert. »

Charles DE LEUSSE

« Quand s'embrassent les amoureux, Ils s'embrassent même les yeux. »

Charles DE LEUSSE

« Qui s'oublie dans l'amour Se souvient du futur. »

Charles DE LEUSSE

« Rail plus long que les wagons ; Et l'espoir que nos raisons. »

Charles DE LEUSSE

« La religion des cœurs a converti des corps. »

Charles DE LEUSSE

« Les roses ont des chemins, Mais n'ont que des matins. »

Charles DE LEUSSE

« S'embrasser cache les lèvres ; Mais montre notre amour. »

Charles DE LEUSSE

« Se regardent deux amoureux : C'est un naufrage par le feu. »

Charles DE LEUSSE

« Si Cupidon rate le cœur, Il touche mortellement le corps. »

Charles DE LEUSSE

« Si l' amour est aveugle, Pourquoi nous regarde-t-il ? »

Charles DE LEUSSE

« Si la rose est belle fleur, C'est aussi parce qu' elle s' ouvre. »

Charles DE LEUSSE

« Si le chien miaule, C'est qu'il le mange. »

Charles DE LEUSSE

« Si tu me quittes, Donc je me quitte. »

Charles DE LEUSSE

« Le sniper du cœur Ne rate que les fleurs. »

Charles DE LEUSSE

« Sont les lèvres Le soupir De la bouche Qui se couche. »

Charles DE LEUSSE

« Le sport éprouve le cœur. La vie éprouve l'amour. »

Charles DE LEUSSE

« Le surplus du cœur Déborde d'un sourire. »

Charles DE LEUSSE

« Tentative de mariage bon Avec préméditation. »

Charles DE LEUSSE

« Les terroristes tuent de loin, Mais la lâcheté n'est pas loin. »

Charles DE LEUSSE

« De tes yeux l'éclair Fait sonner le cœur. »

Charles DE LEUSSE

« Tes yeux ont volé à l'aube sa clarté. »

Charles DE LEUSSE

« Tes yeux sont tellement bleus À tant toucher les cieux. »

Charles DE LEUSSE

« Tout le monde cueille L'or du soleil. »

Charles DE LEUSSE

« Un verre de bonheur Remplit tout le corps. »

Charles DE LEUSSE

« Les yeux déshabillent ce que mains habillent. »

Charles DE LEUSSE

 

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09 janvier 2011

GUERIR PAR LES REVES - Patricia Garfield

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Ce livre nous expose le parfait paradoxe de l'œuf et de la poule : en effet

Qu'est-ce qui apparaît en premier : le rêve prémonitoire de la maladie ou la maladie elle-même ?

 L’auteur, psychologue de formation, considère le rêve comme un messager de maux du corps. Dans ce livre elle nous expose ses observations sur le sujet.

En résumé :

 Nous ne choisissons sans doute pas de tomber malade ou d’avoir un accident, mais nous pouvons choisir notre réaction au traumatisme. Le bon choix c’est d’affronter l’inconnu et d’en tirer une leçon.

 Les rêves sont les clefs cachées de bien des problèmes. Ils sont nos guides et nous propose des solutions nouvelles.

 Il est important de savoir que les images oniriques sont exagérées et dramatisent la réalité.

 Les rêves ont de multiples niveaux ; ils sont révélateurs quant à notre état physique et psychologique mais aussi parfois dans les domaines spirituel et artistique.

 La métaphore est le codage du rêve : si nous rêvons que nous tombons, c’est souvent le symbole d’une déception ou de l’échec d’un projet. Notre esprit, en rêvant traduit le manque de support émotionnel par la chute. Dans les rêves, deux des métaphores les plus usuelles représentant le corps sont la maison et les véhicules.

 Lorsque nous rêvons que nous sommes malade, il y a trois interprétations possibles :

1-     L’image onirique de mauvaise santé est une métaphore de votre état psychologique (ouvre les yeux sur quelque chose de nié ou négligé).

2-     Les images de maladie représentent d’infimes sensations physiques courantes (averti sur un malaise).

3-     L’image est à la fois métaphore et expression d’une sensation physique (dramatise la maladie en vue de la gérer).

 

Etre à l’écoute de ses rêves c’est appliquer ces propos d’ Hippocrate qui disait : « prier est certes une bonne chose, mais tout en invoquant les dieux, il faut s’aider soi-même ».

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09 novembre 2010

L'ABCEDAIRE DU DESIGN - Collectif

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Ce guide est une synthèse intelligente qui regroupe de nombreuses analyses courtes mais pertinentes tant sur l'aspect technique que marketing ou innovation du Design. Le contenu permet à des novices de comprendre rapidement l'histoire du design et ses nombreuses dimensions.

Il est également truffé de petites anecdotes qui ajoute à notre culture générale et ce par une nuée de mots clefs : Design, Cahier des charges, Décorer, Marketing, Noms, Packaging, Plastique, Prospective, Rassurer, Sémiotique...


On apprend des tas de choses amusantes,  par exemple que :

  • le mot DESIGN vient du latin designare qui signifie notamment = marquer, dessiner, tracer mais également indiquer, montrer, ordonner, arranger, disposer.
  • le CAHIER DES CHARGES était très à la mode au début des années 60 et comportait trois axes principaux de contraintes : d'usage, d'esthétique et de production.
  • le NOM : dans l'univers des produits, il existe un imaginaire qui précède toujours la forme d'un objet = son nom.
  • le premier nom du PLASTIQUE fut la bakélite, inventée en 1909 par le chimiste américain Leo Baekland qui synthétisa le premier matériau thermodurcissable. en 1946 c'est C. Tupper qui met au point les premiers récipients en polyéthylène à couvercle hermétique et qui développe en même temps une stratégie inédite de mise en vente directe des articles (TUPPERWARE).
  • PROSPECTIVE : "On notera toutefois que les inventions les plus avant gardistes furent souvent l'oeuvre de petits groupes ou d'hommes seuls et que leur prospective reposait sur la singularité de leurs interrogations - Jeff Maskin et le Macintosh par exemple".

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30 octobre 2010

GRIMMY - Mike Peters

 

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C'est en regardant par hasard les livres de mon compagnon que j'ai découvert GRIMMY...  Il est rare que je sois surprise par le genre BD, là,  je n'ai pas été déçue ! : j'aime le style concis, décalé et efficace de Mike Peters.

Les principaux protagonistes de la BD sont le chien Grimmy (un chien réfractaire à toute autorité), le chat Attila (qui n'a de tueur que le nom car il est plutôt du genre peureux) et la mère l'oie (qui est l'heureuse propriétaire affairée des animaux de la BD)...

Pour ceux que ça intéresse :

 

 

 

 

 

 

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20 octobre 2010

FIRMIN : AUTOBIOGRAPHIE D'UN GRIGNOTEUR DE LIVRES - SAM SAVAGE

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Un rat qui survit malgré les tentatives des humains pour le supprimer c'est déjà rare mais un rat qui pense par ses émotions et ses lectures c'est encore plus rare...

Donc Firmin, rat de son état, observe beaucoup, non ses congénères mais le genre humain, avec lequel il cherche à communiquer par tous moyens, s'entichant d'un libraire (qui essayera de le tuer malgré l'affection indéfectible que Firmin lui porte) ou encore d'un hippy allumé (avec lequel il passera d'ailleurs une grande partie de son existence).
On comprend mieux en lisant ce livre l'expression "être un rat de bibliothèque" sauf que dans le cas de Firmin on dirait plutôt qu'il est un rat de librairie (qui va jusqu'à s'identifier au libraire qu'il observe des heures durant)  ! Ce livre raconte donc son histoire, son amour de la lecture ainsi que ses péripéties avec le genre humain qui ne manquera jamais de lui rappeler sa triste condition de rat.

Le comique de situation dans ce livre est qu'en plus du style qui est d'un humour décalé et surprenant, il ne faut jamais perdre de vue que c'est un rat qui s'exprime ici, et qu'il est amusant de noter quelques caractéristiques fortes dans la personnalité de Firmin, prenons quelques citations qui expliqueront mieux que je ne le ferais l'intérêt de cette histoire ... :


Imagination galopante

"Si ma connaissance du prétendu monde réel est assez restreinte, en revanche, j'ai beaucoup voyagé dans ma tête, chevauchant mes pensées d'un bout à l'autre de la planète. Lors d'un de ces périples, j'ai rencontré un homme dans un bar qui m'a raconté son enfance à Berlin jusqu'à la fin de la guerre."

"J'ai toujours été du genre rêveur. Vu ma situation, comment aurait-il pu en être autrement ? Mais je savais aussi garder les quatre pieds bien sur terre en cas de nécessité."

"Moi aussi j'abattais ma part du travail. Le magasin tournant au ralenti, j'avais plus de temps à consacrer à la structure de mes rêves. Certains étaient aussi gros que des romans. Une seule scène pouvait m'occuper des jours. Un pique nique sur Revere Beach par exemple. Ca serait l'été 1929, le marché de actions est sur le point de s'effondrer et tout le monde l'ignore. Que portent les personnages ? Quelles chaussures ? Quels sous vêtements ? Quelle coupe de cheveux ? Quelle marque de voiture ? Les sièges sont ils confortables ? Combien coûte l'essence ? A-t-on emporté un livre ? A quoi sont les sandwiches ? comment les a-t-on emballés ? Quelle est la marque des cigarettes ? De soda ? Quel est cet oiseau qui chante ? Que cache cet arbre ? Aujourd'hui, répondre à ces questions serait d'une simplicité biblique. Je me suis déjà imaginé en Chine sous le règne des Tang, à Machu Picchu ou encore au soixante-treizième étage de l'Empire State Building."


Humour cynique

"Si des études littéraires servent à quelque chose, c'est bien à appréhender le funeste. Par ailleurs, rien ne vaut une imagination foisonnante pour ébranler votre courage. J'ai lu le journal d'Anne Frank, je suis devenu Anne Frank."

"Les deux hommes se serraient la main mais sans se regarder - trop occupés à sourire au photographe."

"Ne pas mettre à la portée des enfants ou des animaux domestiques" : Ces mots sont cruels pour quelqu'un qui s'était brièvement imaginé qu'il était peut-être les deux à la fois."


Humour et Ego décalés

"Très vite, j'ai pu m'envoyer un livre de 400 pages en une heure, m'avaler Spinoza en un jour."

"Est il possible que moi, malgré mon invraisemblable apparence, j'aie une Destinée ? me demandais-je ?"

"Pourtant, en dépit de ces défauts - à moins que ce ne soit grâce à eux - j'ai pu rencontrer un tas de gens merveilleux dont bon nombre de génies, alors que j'en étais encore à mes balbutiements. J'entretenais des conversations avec tous les Grands. Dostoevski et Strindberg par exemple. Parmi eux j'étais à prompte à discerner les compagnons de souffrance, les hystériques comme moi. Et d'eux, j'ai retenu une leçon très précieuse : le degré de folie n'est pas proportionnel à la taille."

"C'est ainsi que j'ai pu me remettre à l'aspect commercial du métier du livre."





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06 août 2010

MON CAS PERSONNEL - Ilan Duran Cohen

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Alain Conlang est un oisif, or l'oisiveté fait faire n'importe quoi : il en sait quelque chose.

Pour échapper au vide de sa vie et à sa dépendance aux autres, il décide d'inventer une méthode pour survivre aux ruptures amoureuses. Mais cette méthode, ses proches finiront par s'en servir contre lui et finalement il se retrouvera encore plus face à lui même qu'avant !

 

Un style efficace, des tournures de phrases et des raisonnements surprenants ainsi qu'un humour décoiffant... J'ai lu ce livre comme j'aurais lu un journal de confidences inavouables : avec curiosité et amusement !

 

Quelques passages amusants :

 

"...mais entre mes actions et mes intentions il ya la mer et je ne sais pas nager."

 

"J'avais besoin d'air. J'avais besoin d'en parler à ma mère qui aurait adoré débattre de ce genre de folie. Je tiens d'elle cette attirance pour les projets extraordinaires jamais réalisés, irréalisables, retenus au stade du fantasme, étouffés dans le silence, attirance que nous devions aussi à mon père qui, depuis toujours horrifié par un éventuel dérapage de notre parfait petit trio, avait décidé que sa timidité maladive serait la norme familiale."

 

"Il me fallait d'abord une méthode. Le monde adore les méthodes et je n'en avais pas. Il fallait que je puisse l'écrire sur papier, la diffuser, la nommer. Bref, il me fallait une méthode."

 

"Ma première décision d'entrepreneur fut de ne pas tenter d'expliquer l'inexplicable."

 

"Hervé commence à me prendre au sérieux. Depuis quelques temps, il me regarde différemment. Il n'arrête pas de me dire, tu m'impressionnes, ce qui signifie que nous baisons beaucoup moins."

 

"Prétentieux comme je peux l'être dans ce genre d'environnement, je m'attendais à des éloges." ... "Le bonheur est dans ma méthode. J'en suis persuadé. Elle m'a été transmise par Dieu."

 

"En la regardant m'enserrer, je me demande pourquoi j'attire ces opportunistes qui vivent utile, qu'est ce qu'ils me trouvent, ils ne me convertiront jamais à leur terrifiante raison, qu'est ce qu'ils me trouvent. C'est peut être moi qui suis irrémédiablement attiré par leurs détournements, vers la lumière de leur réalité."

 

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03 août 2010

DURAS TOUJOURS - Dominique Noguez

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Intéressante approche que celle de Dominique Noguez qui tel un détective nous apprend que Marguerite Duras écrivait sous des pseudonymes inconnus et jamais identifiés dès 1943 pour des raisons alimentaires des romans de gare... il est certain de reconnaître dans «Caprice», un roman anonyme publié en 1944 dans une collection populaire.

 

L'amour est omniprésent dans toute l'oeuvre de Duras - «Dès l'origine chez Duras, absent, surabondant, obsédant, dans la vie comme dans l'oeuvre, partout : l'amour»; un autre, au regard -

«Ce qui est aveuglant chez Duras, Duras voyeuse, voyante et visionnaire : ce n'est pas, quelquefois, l'écriture; c'est la beauté, la beauté si souvent.»

 

Comme Marguerite Duras le déclare elle-même : " Ne pas empêcher que l'amour soit vécu car c'est encore la meilleure chose à faire ici-bas, aimer".

 

La force particulière de Duras, c'est qu'elle ne se contente pas de croire à ses fictions mais elle réussit à nous y faire croire. D'abord parce qu'y croyant elle même, elle est plus convaincante. Mais à la limite qu'importe, puisque chez elle, le réel même est transformé, du simple fait de son regard visionnaire.

 

Un essai qui m'a donné envie de relire une oeuvre majeure de Marguerite Duras "moderato cantabile"...

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LE VIEUX QUARTIER - Naguib Mahfouz

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Lire Mahfouz est toujours un ravissement.
 
Ces nouvelles (le vieux quartier, lorsque la fortune vient..., les scarabées, le retour) regroupées dans un chapitre intitulé "le vieux quartier" illustrent les thêmes chéris de Mahfouz : les petites rues improbables du Caire.
 
Le temps qui passe, l'inconstance des émotions, les liens qui nous lient aux lieux qui nous sont chers, autant de thêmes obsessionnels pour l'auteur et tellement bien exprimées par la langue levantine...
 
"Ne perds pas ton temps, la fuite des jours est irréversible"
 
"Rifa'a était timide, plein de retenue et se tenait constamment sur ses gardes, se protégeant contre Cherbini qu'il craignait, cherchant toujours à lui plaire"
 
"Il était venu là, sollicité par un désir pressant de voir le vieux quartier"
 
Une excellente lecture de saison !

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19 juillet 2010

WARHOL SPIRIT - Cécile Guilbert

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Des livres sur Andy Warhol il y en a légion... mais un coup de chapeau à cet essai de 270 pages par Cécile Guilbert où cette dernière autopsie le mythe Warhol : comment il s’est construit, déconstruit, et se fait reconstruire, encore et encore.

La pensée prémonitoire de la répétition exploitée à outrance par Andy Warhol est affichée par les citations et extraits de journal intime ainsi que par des extraits d'interviews. Banal méthode me direz vous ? point du tout ! car le tout est exposée façon pop art et ce livre c'est le maître lui même qui aurait pu le construire ainsi !

De son vivant, Warhol ne laissait pas indifférent : "spectre", "Peter Pan", "plein d’amour", "répugnant", "très catholique", "extrémiste"… pour finir sur ce magnifique "Andy était le trou noir dans l’espace" d’Ultra Violet. Une moitié d’homme, plus ombre que jamais.

Warhol Spirit est plus qu’un essai, c’est une matière d’art. L'hommage rendu dans ce livre est beau : le moindre des hommages à Warhol, un artiste qui aurait voulu que soit écrit "produit" sur sa tombe au lieu de son nom.

Pour les fans de Warhol et les férus d'art contemporains : à lire absolument !

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16 mai 2010

DE CA JE ME CONSOLE - Lola Lafon

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Emylina vit en marge de la société de consommation et le revendique haut et fort dans le choix de vie qu'elle fait : elle danse, elle ne travaille pas, elle observe ses contemporains d'un œil posé, mesuré et parfois cynique.

Trois thématiques s'alternent en permanence dans son roman, son enfance en Roumanie, son amitié particulière avec une belle italienne et l'assassinat de son patron dans lequel est elle soupçonnée...

Titres de chapitres qui parfois ne font que 2 ou trois pages qui résument bien l'esprit de ces derniers :

"Les parents mentent puis ils meurent..."

"Ce que deviennent les gestes"

"Qu'est ce que tu fais ?" (sur le travail)"

...

Extraits choisis

:

"Il suffit parfois de s'intéresser à quelque choses pour en retrouver les signes déclinés partout ailleurs, comme des preuves. Moi j'étendais ces histoires de trottoirs d'école primaire un peu plus chaque jour. Ainsi, le métro."

...

(Sur le travail)

- "Qu'est ce que tu fais ?"

"D'autres, au contraire, m'avaient écoutée en silence et m'observaient religieusement comme si j'avais pris le chemin du sacré"

- "Tu as de la chance, ils me soupiraient, tu as du courage..."

"Je ne voyais pas bien ce que le courage venait faire là-dedans. Je ne voulais pas exploser en cours d'existence ou me convaincre de respirer un peu moins souvent, voilà. C'est juste un arrangement avec les CHOSES, un calcul, je leur disais. Accorder le minimum de temps à ce qui m'ennuie."

"Je sentais toujours un agacement monter dans la conversation. Je venais de dire que je passais mon tour, peut-être pour toujours. Et apparemment, le fait que je ne joue pas avec tout le monde dans la cour, cette soustraction volontaire, si je ne travaillais pas, rendait les choses plus lourdes pour les autres. Il restait tout ce travail pénible en trop pour eux, pendant que moi j'allais prendre un cours de danse classique".

- "Et si tu as des enfants un jour ?"

"Cette indignation quand je disais que je n'avais pas ce désir, donc pas besoin d'y résister..."

....

"Chateaubriand me fait rire, avec son air d'écrivain L'Oréal posant les cheveux au vent au bord d'une falaise"

...

"Tout ce que je prononçais comme désir, tu le fabriquais en vivant"

...

"J'aimais te raconter, je veux dire parler de toi aux autres. Ca raccourcissait le temps qu'il me restait à être seule, avant de te revoir le soir. Je racontais notre rencontre, ce que tu disais, ton accent, tes progrès en français."

...

"On était en octobre, je ressassais pas mal. J'avais des accès de colère contre toi, comme des éclats que taguaient ma conscience"

...

 

Cette histoire écrite dans un style enlevé, moderne et actuel se lit avec entrain et bonne humeur...Si vous avez envie d'un bouquin qui fait rire, choisissez celui-ci, qui aère bien les cheveux !

 

 

 

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13 janvier 2010

PARIS AU CALME - Napias/Lefebure

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Ce merveilleux petit livre de format 15cm x 15cm est un enchantement visuel à chaque page, qui nous livre un lieu de calme enchanteur dans divers quartiers de Paris peu connus du public.

Qui connait le Passage des Eaux dans le 16ème ? L'Eglise suédoise dans le 17ème ? La Cité des Arts dans le 14ème ? Les rues pavillonnaires du 13ème ? La Maison de l'architecture dans le 10ème ? Le square Denys Bülher ou le Jardin Catherine Labouré dans le 7ème ?

Parcs, jardins, squares

Villas, impasses, places

Rues, ruelles

Galeries, passages

Cloîtres...

Autant de lieux publics, sorte de jardins d'Eden où tout n'est que calme, ordre et beauté !

Soyez autant que moi étonné et surpris par la découverte à quelques pas de chez vous de lieu insoupçonnés incitant à la marche à pieds au détour d'une balade...

10:49 Publié dans GUIDES | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

11 décembre 2009

LE POUVOIR DE L’OPTIMISTE - Alan Loy McGinnis

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Ce livre noyé parmi l'offre abyssale des guides comportementalistes pourrait passer inaperçu, et ça serait dommage... L'auteur, un américain, explique simplement quelques attitudes à adopter pour ne pas se laisser polluer...
I - ADMETTRE QUE TOUT NE VA PAS POUR LE MIEUX
« La vie n’est pas telle qu’elle est censée être. Elle est telle qu’elle est. La façon dont vous la vivez est ce qui fait la différence » Virginia Satir
II - CHERCHER DES SOLUTIONS
« Il n’y a aucune situation desespérée dans la vie ; il n’y a que des hommes qui ont perdu l’espoir » Clare Booth Luce
III - PRENDRE SON DESTIN EN MAIN
« Rien de magnifique n’a jamais été accompli, sauf par ceux qui ont osé croire que quelque chose en eux était plus fort que les circonstances » Bruce Barton
IV - ACCROITRE SON ENERGIE
"Entourez-vous de gens positifs : les gens optimistes ne perdent pas leur temps à fraterniser avec les gens négatifs. Pour conserver leur capital d’énergie, ils savent qu’ils doivent s’entourer de personnes enthousiastes"
V- CHANGER SA FACON DE PENSER
« La vie ne procède pas essentiellement de faits et d’événements. Elle procède avant tout de la tempête de pensées qui souffle perpétuellement dans l’esprit humain » Marc Twain

10:35 Publié dans GUIDES | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

03 décembre 2009

Vies Littéraires - Edward SOREIL

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Edward Sorel exécute la biographie sous forme de bande dessinée caricaturée et décalée d'une dizaine d'écrivains illustres des XIXe et XXe siècles : Léon Tolstoï, Marcel Proust, Carl Jung, Jean-Paul Sartre, Bertolt Brecht et différents auteurs anglophones.

Plutôt que d’insister sur le génie des uns et des autres, Sorel ne retient de ces sommités que leurs pires traits de caractère, que leurs actions les moins valorisantes.

Au-delà, Vies littéraires démontre avec efficacité qu'il faut dissocier l'œuvre et l'artiste : un romancier formidable peut aussi être un salaud, un con, un despote familial, un allumé, un mégalomane, etc. Ce qui ne diminue en rien l'intérêt de ses œuvres…

A lire donc en appréciant le format A5 très agréable à manier et en riant à la vue de ces caricatures journalistiques en imaginant qu’on pourrait faire de même en caricaturant les sommités qui nous entourent, nous…

21:54 Publié dans BIOGRAPHIES | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

ZEN - Collectif

ZEN.jpgLe mot Zen, en japonais, signifie : méditation. Le Zen n'est ni une religion, ni une idéologie, mais tout simplement l'acte de méditer la vie et de la vivre en pleine conscience.

En posture de zazen (la méditation assise) mais aussi en chacun des actes de la vie quotidienne. La pratique du Zen est donc l'essentiel que légua le maure Taisen Deshimaru (1914-1982) à l'Occident.

Cet album en noir et blanc format A4 présente, par les mots et par l'image, son enseignement, il peut être consulté de manière aléatoire : on y retire toujours l'enseignement du moment ainsi que la force de l'image figée. Ce livre est en lui même un objet purificateur du lieu où vous le posez par son simple contenu.

"Le sage est celui qui ressent et comprend le monde infini à partir du monde limité. Ne rechercher que le monde infini tend vers le spiritualisme. Mais ne voir que le monde limité aboutit au matérialisme. Celui qui comprend l'essence du cosmos est heureux éternellement, libre infiniment, sage absolument"

Alors, en route pour la zénitude !

21:42 Publié dans GUIDES | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

Des histoires pour rien - Lorrie MOORE

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Loorie Moore a deux thèmes de prédilection : ses relations avec les hommes et les affres existentielles de l'écrivain incompris.

Dans "Histoires pour rien", l'auteur utilise le style court et efficace de la nouvelle pour faire passer ses concepts caustiques et d'une hauteur certaine.

Sur les relations avec les hommes, puisque le personnage féminin semble abonnée aux hommes non disponibles (hommes mariés, égoïstes, instables et narcissiques en tous genres...) :

"Faites une liste de tous les amants que vous avez eus. Fourrez la liste dans votre poche. Laissez-la traîner avec ostentation. Arrangez-vous pour la perdre. Faites in petto des plaisanteries sur les actes manqués. Refaites en une autre"

"Mosse continue à rentrer tard. Au lit, il vous caresse avec l'entrain de quelqu'un qui , rentrant chez lui épuisé, doit encore sortir les ordures et verrouiller la porte"

Sur la manière dont l'environnement joue un rôle certain dans votre manières de gérer votre histoire avec ces mêmes hommes :

"Vous aurez oublié qui au monde a bien pu dire que les seules pensées qui en valent la peine sont celle qui vous viennent en marchant. Mais raccrochez vous à cette formule"

"Les plantes d'intérieur auront l'air de prendre parti pour ou contre vous. Certaines brandiront leurs tiges comme des bras plein de colère. Vous croirez les entendre croasser comme des corbeaux. D'autres se contenteront de dépérir"

"Toute forme d'adoration est saisonnière, comme Noël"

Sur l'angoisse de l'écrivain qui pourrait aussi parler de toute personne trop dépendante du regard de l'autre en recherchant son adhésion :

"Essayez tout d'abord de devenir autre chose, n'importe quoi d'autre. Astronaute/vedette de cinéma. Missionnaire/vedette de cinéma. Jardinière/vedette de cinéma. Chef suprême de la planète Terre. Échouez lamentablement. Le mieux c'est d'échouer le plus jeune possible -mettons quatorze ans. Il est indispensable de connaitre de bonne heure des déceptions majeures, c'est ce qui vous permettra d'écrire à quinze ans de longues séries de poèmes en forme de haïku sur le thème du désir contrarié"

"Vous vous faites à votre vie d'étudiante. A la résidence universitaire, vous faites connaissance avec des gens sympathiques. Il y en a qui sont plus brillants que vous. Mais il y en a aussi qui sont bien moins forts. Malheureusement, tout le reste de votre vie, vous continuerez à classer l'humanité selon ce type de catégories."

"Racontez à votre camarade de chambre votre grande idée, votre grand projet où s'affirmera le pouvoir de votre imagination"

"Vous irez quelque part que le fait d'écrire n'est pas sans rapport avec les organes génitaux. N'y pensez pas trop. Ça risquerait de vous perturber".

Ces quelques textes plein d'humour caustique mais jamais cynique raviront le lecteur - et tout particulièrement les femmes libérées qui reconnaitront parfois leur propre personnage au survol de ces nouvelles.

12:00 Publié dans NOUVELLES | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

Des bibliothèques pleines de fantômes - Jacques BONNET

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Quelle est la fonction du livre : l'accès au savoir ou à l'imaginaire ? Pour qui constitue une bibliothèque se pose toujours la question du classement : par quel critère ? thématique, alphabétique ? par genre ? par collection ? Peut-on faire cohabiter sur une même étagère et de suroit côte à côte deux auteurs qui se détest(ai)ent ?

Voila autant de questions que Jacques Bonnet soulève dans son excellent livre "Des bibliothèques pleines de fantômes".

Bibliothèques pleines de fantômes sans doute parce que les auteurs des livres savent que même passés de vie à trépas leurs personnages leur survivent.

Jacques Bonnet s'imagine ainsi propriétaire d'une bibliothèque de 20.000 ouvrages et nous entraine dans les labyrinthes de son esprit de lecteur forcené... ainsi que dans son rêve de confrérie littéraire élitiste (notez au passage que c'est plus ou moins un pléonasme !).

Apologie de la lecture : "La lecture démultiplie notre réalité forcément limitée. La liberté se trouve à portée de main, il s'agit de lire, de lire encore et encore, pour espérer échapper à son destin. L'ennui de l'enfance ne peut être combattu que par le sport et la lecture".

"Evasion et connaissance, tout cela passa par les livres. Il m'en est resté une reconnaissance éternelle, une sorte de dette morale à leur égard que je n'ai toujours pas fini de rembourser".

Un cri d'amour donc que ce livre qui se lit d'une traite et qui fait sourciller d'étonnement en étonnement !

11:41 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook

La grande peur dans la montagne - Charles Ferdinand RAMUZ

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Ce roman, bien qu' écrit en 1925 par Charles Ferdinand Ramuz, écrivain suisse, est digne de figurer dans les meilleures oeuvres de littérature régionale aujourd'hui tant la description des personnages bien fouillés, à la psychologie crédible, sont une représentation synthétique intemporelle du monde tel qu'il est et a toujours été.

L'histoire : Un alpage abandonné dans les Alpes depuis une vingtaine d'années suite à des morts inexpliquées revient à l'ordre du jour par la voix du président du Conseil Général qui convainc une partie des habitants de son village que c'est de l'histoire ancienne. La résolution est adoptée à une grande majorité : les pâturages sont alors loués et quelques hommes montent au chalet avec un troupeau. Mais l'histoire semble se reproduire et rapidement des morts étranges frappent les hommes et le troupeau...

Mon avis : La force de la narration de l'auteur, la simplicité du langage ainsi que la richesse des détails permettent de ressentir l'ambiance et les situations avec beaucoup de réalisme.

L'atmosphère est inquiétante et la toile de fond est toujours teintée de nuages noirs, de vents bruyants, de silences assommants, de bêtes nerveuses...La nature se met au diapason des drames humains (ou est-ce l'inverse ?)

"mais il a semblé à ce moment à Joseph que le jour baissait, comme si un nuage était venu se mettre entre le soleil et eux", "il cherchait cette différence car il y avait quand même dans l'air cette différence".

Ce style synchro-variations nature/sentiment ne va pas sans rappeler le "Moderato Cantabile" de Marguerite Duras écrit en 1958.

Ce roman, qui se lit d'une traite tant il est prenant, s'adresse avant tout à notre peur, communicative, et qui nous empêche d'être rationnel en vue d'agir efficacement. Elle nous rappelle qu'en cas de drame, la tendance du groupe est de chercher un coupable. Et surtout, ce roman nous montre que c'est toujours la nature qui a le dernier mot :

"c'est que la montagne a ses idées à elle..."

11:39 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | | Albane Parker |  Facebook