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08 avril 2014

L'Embellie - Audur Ava OLAFSDOTTIR

islandeL'histoire d'une femme totalement spectatrice de sa vie qui a des idées préconçues sur la maternité et la vie en général :

« Les mères n'ont qu'une chose en commun : ce sont des femmes qui ont couché avec un homme au moment de l'ovulation sans prendre les précautions adéquates. Pas même besoin de le faire deux fois, en tout cas avec le même homme. (...) Etre mère, c'est se réveiller le matin, faire de son mieux puis se coucher le soir en espérant que tout ira pour le mieux » .

« Les parents sont fatigués, ils ne se parlent pas, ils ne se retrouvent pas, ils ne voient ni l’épilobe arctique ni le glacier à cause des gosses qui sont malades à bord. Dans le maquis du terrain de camping, ils disparaissent à tout bout de champ et il n’y a pas moyen de feuilleter tranquillement son dictionnaire de synonymes devant  sa tente parce qu’on est tout le temps sur le qui-vive, à ce que j’imagine.  (…) En se concentrant au degré ultime, on doit pouvoir lire deux pages d’affilée. Sauf qu’un silence suspect règne autour de l’enfant : il a sans doute le hochet coincé dans la gorge. C’est pourquoi il faut aller vérifier toutes les quatre lignes.  On est tout le temps en train d’ôter au petit son pull-over, soit de lui remettre, d’enfoncer Barbie dans son collant et ses escarpins en strass, de chercher les clés de la porte d’entrée avec le marmot endormi dans les bras».

« Beaucoup d'événements lourds de conséquences peuvent advenir dans la vie d'une femme en moins d'une journée. La plupart des erreurs se font en un instant, se mesurent en secondes, mauvais virage, pied sur l'accélérateur au lieu du frein, ou l'inverse. Les erreurs sont rarement le résultat d'un enchaînement de décisions logiques ; par exemple, une femme peut être à un cheveu d'aimer absolument, être même à l'extrême bord, sans y avoir réfléchi une seule minute ».

Lucide sur elle-même, la narratrice accepte avec fatalisme les événements qui se présentent à elle. Un jour elle se voit confier par sa meilleure amie hospitalisée la garde d’un petit garçon de quatre ans. Elle décide de partir avec l’enfant faire le tour de l’ile par la route (unique nationale) qui encercle l’Islande… C’est alors que ses idées préconçues sur les enfants voleront en éclat…

Un style très différent de ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Un peu fouillis parfois cependant. J’ai bien aimé l’idée du rajout des recettes qui sont regroupées à la fin du livre (rédigées avec un style décalé et plein d’humour il va sans dire... !).

 

14:33 Publié dans ROMANS | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker