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25 juillet 2013

BARACK OBAMA - Les rêves de mon père

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Voilà un livre que je m’étais promis de lire dès 2008 et que j’ai enfin réussi à lire cette semaine (5 ans après…) !

Cette autobiographie de Barack OBAMA est intéressante à plus d’un titre : déjà elle a été écrite en 1988 et c’est donc édifiant de voir les événements qui ont suivis et aussi ce témoignage autobiographique est intéressant car on a tendance à croire que Obama fait partie des nantis de naissance, or c’est plutôt le portrait d'un Obama trimbalé et dissipé puis d'un adolescent un peu paumé qu'il nous livre.  

J’ai aimé le style d’écriture d’Obama à la fois très visuel et très narratif avec une vraie cohérence dans l’authenticité et l’humilité car celui là connait ses limites et son côté obscur…

Je me rappelle que lors de son élection en 2008 il avait rétorqué à un journaliste qui lui disait qu’il était noir avant tout : « je suis américain… » .

Toutefois, 20 ans plus tôt, Obama avait bien conscience que même à notre époque, être noir c’est aussi avoir collé à la peau l’héritage des préjugés de nations colonialistes et du clivage homme blanc / homme noir et qu’en conséquence il est encore plus complexe d’être métissé.

Extraits choisis :

« J’étais tombé sur l’un des secrets les mieux gardés sur les Noirs : la plupart d’entre nous n’étaient pas intéressés par la révolte ; la plupart d’entre nous étaient fatigués de penser tout le temps au problème racial, si nous préférions rester entre nous, c’était surtout parce que c’était le meilleur moyen d’arrêter d’y penser ».

« Pour ma part, je n’étais pas sûr de savoir raison garder et je craignais de retomber dans mes vieilles habitudes. J’adoptais donc la démarche, sinon les convictions, du prédicateur préparé à voir la tentation partout et à dompter une volonté qu’il sait fragile ».

« Bien sûr, on ne peut pas en vouloir aux Noirs américains de rechercher un passé intact. Après tout ce qu’ils ont souffert, et tout ce qu’ils souffrent encore, d’après ce que je lis dans les journaux… Ils ne sont pas les seuls à avoir ce désir. Les européens veulent la même chose. Les allemands, les anglais…ils réclament tous Athènes et Rome comme leur propriété, alors qu’en réalité leurs ancêtres ont participé à la destruction de la culture classique».

Obama nous le fait comprendre de façon tacite par son récit : il est la somme de ses rencontres et de ses expériences multiculturelles, c’est bien par cette particularité qu’avec Obama une nouvelle perspective mondiale s’est ouverte en 2008 avec son élection en tant que Président des Etats Unis : un nouvel équilibre peut enfin s’établir avec lui et avec ses réformes de fond.

Bio WIKIPEDIA sur Barack OBAMA :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Barack_Obama

16:28 Publié dans BIOGRAPHIES, DOCUMENTAIRE, HISTOIRE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker

03 mars 2012

HOLLYWOOD : L’Usine à rêves - CM. BOSSENO et J. GERSTENKORN

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On peut estimer la période d’or hollywoodienne allant de 1912 à 1970 : 

* 1895 à 1912 : création des majors du cinéma (gros studios) UNIVERSAL, 20th CENTURY FOX, PARAMOUNT, MGM, WARNER.

* 1927 à 1940 : contexte difficile pour le cinéma américain : à la fin des années 40 arrive la concurrence de la télévision.

La loi sherman (anti trust) casse le trust Production/Distribution/Exploitation ce qui est une catastrophe d’un point de vue artistique.

* 1950  à 1970 : situation économique grave, c’est la fin des contrats, les acteurs sont licenciés, on ferme les corps de ballets, les animations…. La situation pousse les artistes (Tex Avery) vers la TV.

Pour comprendre le cinéma Hollywoodien et comment la machine a fonctionné il faut comprendre le rôle essentiel du producteur de cinéma à Hollywood.

LE PRODUCTEUR DE CINEMA HOLLYWOODIEN avant 1970 : personnage central de la machine hollywoodienne.

Ils sont pour la plupart immigrés, sans culture artistique, ni background culturel, et en majorité d’origine juive d’Europe centrale. Ils viennent aux usa pour trouver une réussite facile et misent d’abord dans la fourrure et le vêtement pour accumuler richesse, puis ils investissent leurs profits dans le théâtre (fief des anglais) et enfin créer des studios de cinéma.

Ce qui les motive au-delà du profit, est une volonté culturelle et politique très haute, ils forment une sorte de club et s’entourent des meilleurs scénaristes et personnalités de l’époque (Dumas, Wilde, Shaw…).

La fin du monopole des majors du cinéma marque le déclin de l’âge d’or cinématographique américain, notamment depuis les années 70.

C’est sans doute la nostalgie de cette époque dorée qui a fait le succès de THE ARTIST aux Etats-Unis et qui lui a valut tant d’Oscars en février dernier.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire cet excellent livre format A5 qui tient dans un sac et d’une densité d’informations inédites et incroyables !

09:48 Publié dans DOCUMENTAIRE | Lien permanent |  Imprimer | Albane Parker